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  • Oh mon Dieu(Tinariwen)

    Oh mon Dieu, vous êtes malheureux
    Vous avez mal à l’âme
    Et le corps malade
    Vous ne devriez pas accepter cet état
    Vous devriez changer
    Vous devriez bouger
    Avant d’en être là
    Oh mon Dieu
    Concentrez-vous sur votre vie
    Soyez sincère et regardez votre mal
    C’est la souffrance de votre sœur
    Celle des enfants qui naissent
    Celle des vieux

  • PROVERBES TOUAREGS

    -Quand on commence par le dialogue on aboutit à une solution

    - Repousse l'obscurité et déplace toi librement dans la lumière

    - Si Dieu est pour nous qui sera contre nous

    - On entend le fracas des arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse

    - Au bout de la patience il y a le ciel

    - Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera

    - Le monde est du côté de celui qui est debout

    - Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles

    - Tourne ton visage vers le soleil ainsi l'ombre restera-t-elle derrière toi

    - Se cacher dans la parole ? Mieux vaut se cacher dans le silence

    - Ton ami d'aujourd'hui sera ton ami dans l'au-delà

    - La bouche a un verrou qui est le silence

    - Mieux vaut passer la nuit avec la colère que de se réveiller avec la haine

    - L'arbre du silence porte les fruits de la paix

    - Il faut creuser les puits aujourd'hui pour étancher les soifs de demain

    - La culture est plus qu'un avoir elle est un être

    - Il vaut mieux se lever sans savoir où l'on va que rester assis sans rien faire …

    - Qu'importe si le chemin est long, du moment qu'au bout il y a un puits

    - Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres

Ma région natale

Posté par Ousmane Alghoubas le 15 décembre 2007

La commune de Timia est localisée dans la partie Nord du Niger, dans les confins du Massif de l’Aïr. Le chef lieu est  situé à 224 km au Sud-Est d’Arlit et à 220 kmau Nord-Est d’Agadez.

La superficie de la commune de Timia est estimée à 32 000 km2 avec une population d’environ 20976 habitants repartie dans dix (10) villages et 25 campements dont 6000 habitants vivent dans le chef lieu.

La commune est caractérisée par un climat semi-aride de type subdésertique; les précipitations sont faibles et aléatoires et ne dépassant guerre une moyenne annuelle de 200 mm.

L’espace géographique est composé d’un relief contrasté ; les massifs montagneux occupent plus de 70% et faisant de Timia une commune fortement enclavée. Les vallées sont les seules aires d’habitations et d’activités agricoles. La présence des massifs montagneux et des réseaux hydrographiques alimentant en saison pluvieuse une nappe phréatique relativement peu profonde, offre à la zone un écosystème typique d’une oasis de montagne favorable aux activités maraîchères et à l’arboriculture.

La végétation naturelle rencontrée est composée principalement  des acacias et des herbacées.

Les activités économiques de la commune sont : le maraîchage, l’élevage, le commerce, l’artisanat, le tourisme, etc…

La commune rurale de Timia se trouve dans la région d’Agadez et relève administrativement du Département d’Arlit et présente une forme trapézoïde, allongée d’Est en Ouest.

Les coordonnées géographiques de délimitation de la commune rurale de Timia relevées sur la carte du Massif de l’Aïr éditée par IGN-France en 1991, à l’échelle de 1 / 500 000) sont les suivantes :

- 18° et 19° de latitude Nord ;

- 8° et 11° de longitude Est.

Les communes limitrophes sont :

-          La commune de Tabelot au Sud ;

-          La commune de Dabaga au Sud -Ouest ;

-          La commune d’Iférouane au Nord;

-          La commune de Danat à l’Ouest ;

-          La commune de Gougaram au Nord -Ouest ;

-          La commune de Fachi à l’Est.

La commune de Timia se situe au coeur du massif  montagneux de L’Aïr long de 400 kilomètres et large de 150 kilomètres. L’Aïr est limité à l’Est  et le nord par le Ténéré, un désert dans le désert comme l’ont surnommé les géographes et les explorateurs, à l’ouest s’étend la vaste plaine de Talak aussi aride. Ce grand massif domine sur sa partie orientale les plaines des dunes du Ténéré. C’est un ensemble de massifs montagneux dont le plus haut sommet, l’ Idoukal-n-Taghes, culmine à 2 022 m. Chacun de ces massifs représente un monde à part où l’on trouve des gueltas d’eau glacée, des sources, des montagnes volcaniques traversées par des Koris. Les paysages de montagne, comme les paysages de plaine, sont d’une grande valeur esthétique. L’association des crâtes montagneuses et du sable des dunes constitue des ensembles grandioses qui ne sont jamais monotones.. Les falaises, les canyons, les chaos granitiques et volcaniques de l’Aïr se renouvellent à l’infini, sans lasser le regard. 

La région de l’Aïr et du Ténéré est constituée par un socle métamorphique très ancien (Infracambrien) et fortement pénéplané. Les hauts massifs de l’Aïr sont constitués par des intrusions de granites. La morphologie de la région a été complétée au Tertiaire et au Quaternaire par des intrusions volcaniques. La partie orientale du socle, recouverte par des masses de sables vifs, est l’objet d’un processus d’envahissement éolien depuis la fin de l’optimum climatique holocène. Seul élément sédimentaire, le fossé de Téfidet, formé de continental Intercalaire, constitue une zone d’effondrement tectonique dans la partie orientale. Les roches dominantes de la région sont des granites, des roches métamorphiques et des roches volcaniques. Des marbres bleus présentent une vue esthétique particulière. 

 Le massif de l’Aïr se présente comme un plateau traversé à l’emporte-pièce par des massifs abrupts et constitue un îlot de peuplement biologique de type sahélien dans un environnement saharien. La diversité des habitats est grande (dunes vives, dunes fixées, regs sableux, vallées falaises, canyons, plateaux sommitaux, gueltas, etc.)

La province biogéographique de référence est le Sahara.  

  Ma région natale Agayiss

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Ecole Primaire de TEGUERT

Posté par Ousmane Alghoubas le 25 octobre 2013

Ecole Primaire de TEGUERT dans Liens teguert-2013-300x199   L’école primaire de TEGUERT dans la commune  rurale de Timia vient de se doter d’une nouvelle classe. Tout a été possible grâce à la belle collaboration de l’OM Osservatorio Mediteranneo, de Planète Jeunesse et du GIE Tagazt.

   La population de Teguert remercie toutes ces organisations citées ci haut pour cette belle action.

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LE FESTIVAL DE l’AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA

Posté par Ousmane Alghoubas le 31 décembre 2012

 LE FESTIVAL DE l'AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA dans Liens festival-de-layyirjpgCette manifestation a lieu chaque année dans  l’AIR et rassemble des centaines de touaregs de tout le massif de l’Aïr. Les Touaregs en tenue d’apparat reconstituent les parades et les défilés pratiqués habituellement à l’occasion des fêtes majeures ou des grands mariages. Au programme : chants, danses traditionnelles et courses de chameaux et concours en tous genres. A cette occasion, les méharistes les plus remarqués masquent leur visage avec un imposant turban d’indigo brillant et sont parfois intégralement recouverts de la même étoffe. Une occasion unique de découvrir les richesses culturelles et touristiques du Sahara nigérien.

Lieu: Timia, région d’Agadez.

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PROJET PILOTE D’IRRIGATION SOLAIRE A TIMIA

Posté par Ousmane Alghoubas le 13 octobre 2012

PROJET PILOTE D'IRRIGATION SOLAIRE A TIMIA dans Liens ousmane-mesure-les-puits-identifies-avant-de-commencer-le-surcreusement        L’activité principale des populations de la commune rurale de Timia demeure la culture irriguée. Ainsi une centaine des jardins sont exploites le long de la vallée. La méthode d’irrigation est du type gravitaire utilisant une motopompe ou un animal d’exhaure dressé à cet effet. Le niveau statique de la nappe varie de 6 m à 20 m selon les endroits. Les exploitants mettent en valeur les terres marginales de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux situées de part et d’autre du lit mineur de l’oued (réseaux hydrographiques). Les besoins en eau sont de plus en plus grandissants à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées ou est développé une stratégie de survie dans un environnement hostile en intégrant en plus la culture maraichère (laitues, choux, carottes, oignon, tomate, ail, etc.…) mais aussi d’autres cultures comme l’arboriculture (dattiers, agrumes, vignes, etc. …) et la culture des céréales (maïs, blé, orge). Par ailleurs, la mise en œuvre des techniques de maîtrise de l’eau et de son utilisation rationnelle s’avèrent nécessaires à entreprendre. La dégradation des conditions climatiques ces dernières années a provoqué la baisse de la nappe et le tarissement précoce d’où la nécessité d’effectuer un surcreusement d’urgence. Dans cette optique, les ONG Osservatorio Mediterraneo, Planète Jeunesse representées par Ousmane Ag Alghoubas et le GIE Tagazt representé par Ghissa Alhassaneont lancé un vaste programme « AMAN IMAN » « l’eau c’est la vie » qui vise l’amélioration du système d’irrigation existant pour une utilisation plus rationnelle de l’eau. A la date d’aujourd’hui, nous sommes au stade installation du système qui prendra fin dans le courant du mois de décembre 2012.

                                                         Bassin de collecte d’eau en pierres et beton armé.

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LES SULTANS DE L’AYYIR DE 1405 A NOS JOURS.

Posté par Ousmane Alghoubas le 8 mars 2012

LES SULTANS DE L'AYYIR DE 1405 A NOS JOURS. dans Liens Agadez-AIR-   La liste nominative de tous les sultans qu’a connus Agadez de 1405 à nos jours: 

• Younous (prince turque) • Agassane • Illissawan • Amani • Tagata Azarete • Ibrahim Ben Halezi • Youssouf • Mohamed El Kabir • Ibrahim Mohamed Sataf • Mohamed Ben Abder Rahmane • Mohamed Hamad • Mohamed Ben Talazou • Mohamed Ben Talit • Akanfaye • Youssouf • Tounouss • Mohamed Almobarek • Mohamed Agaba • El Amin (Mohamed) • Al Agali (Mohamed) • Mohamed El Moumine • Mohamed Ag Abatcha • Mohamed Hamat • Mohamed Gomma • Mohamed Hamat • Mohamed Gomma • Mohamed Hamat • Mohamed El Abdel • Mohamed Ed Dian • Mohamed El Bagary • Mohamed Gomma • Ibrahim • Mohamed Gomma • Ibrahim • Mohamed Gomma • Abdel Kader • Ahmed Er Roufay • Abdel Kader • Ahmed Er Roufay • Mohamed Al Baquary • Mohamed Er Roufay • Mohamed Al Baquari • Ibrahim Ed Dassouqui • Mohamed El Baquary • Ousmane Makitane • Ibrahim Ed Dassouquy • Abder Rahim Tagama • Jatawa (province) • Ibrahim Ed Dassouquy • Oumarou Ibrahim • Ibrahim Oumarou.

PAR: ADOUMA ALGHOUBAS

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Les ressources naturelles de la commune de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 30 décembre 2011

Les ressources naturelles de la commune de Timia  dans Liens Gazelle-Dorcas    L’organisation géologique est bien complexe, témoignage  de richesse et de diversité des dépôts durant les différents âges du précambrien quartenaire.
Cette organisation géologique confère à la zone un relief fort contrasté et accidenté permettant d’identifier des unités géomorphologiques suivantes:
- Les massifs montagneux dont les principaux sont : les Monts Bounday, Egalagh, Bilat et Aroyan. Ces unités représentent des grands ensembles rocheux
- les collines: elles sont très éparses et se rencontrent dans toutes les sous zones de la commune.
- les glacis, on les rencontre au niveau des piedmonts des massifs et des collines
- les vallées: elles représentent les terres des réseaux hydrographiques
- regs: on les rencontre un peu partout dans la commune
- ergs: se trouvent dans la partie désertique de la commune
- plaines: elles sont limitées et occupent peu d’espace, elles sont localisées dans les zones réservées à l’élevage.

Climat
Le climat est semi-aride, de type sahélo-saharien avec des amplitudes thermiques élevées. Quant aux précipitations, elles sont faibles et irrégulières dans l’espace et dans le temps. Elles sont conditionnées par la position du Front Intertropical (FIT) qui, au cours de ses balancements atteint en Août sa limite septentrionale. En terme de régime de pluies, la commune rurale de Timia connaît plus ou moins le même sort que le reste du Massif de l’Aïr.
Il faut noter qu’actuellement, elle ne dispose d’aucune station météorologique où l’on peut avoir des données fiables sur les quantités des pluies tombées, les températures, l’évaporation, l’évapotranspiration, l’humidité de l’air et l’ensoleillement.
On peut cependant affirmer que les moyennes annuelles des pluies sont faibles. Elles sont toujours inférieures à 200 mm (A. Morel, 1985). Ces précipitations sont en outre caractérisées par d’assez grandes variations dans l’espace et dans le temps.
Dans l’année, quatre saisons se distinguent:
• La saison froide (Taguerist) qui va de novembre à mars. C’est la saison de l’harmattan, un vent sec qui souffle de manière continue en apportant des brumes sèches. Elle se caractérise par des températures les plus basses de l’année. Pendant le mois de décembre, janvier et février, on peut assister la descente de gelée dans les exploitations maraîchères.
• La saison chaude (Awelan) qui s’étend d’avril à juin. C’est la saison pendant laquelle le Front Intertropicale (FIT) remonte progressivement vers le Nord et la mousson (l’air humide) se glisse sous l’harmattan.
• La saison des pluies (Ghafayt) dure de juillet à septembre. Elle se caractérise par un taux élevé de l’humidité qui se traduit par un léger fléchissement des températures.
• la saison intermédiaire (Gharat) assez courte mais difficile à surmonter par les éleveurs. Elle s’étale de mi-septembre à fin octobre. L’harmattan réapparaît peu à peu, les températures remontent et les pâturages s’assèchent.

Les sols
Les sols identifiés dans la commune se caractérisent par une faible évolution pédologique et une grande sensibilité à l’érosion hydrique et éolienne.
Les principales formations rencontrées sont :
 Les formations fines : elles regroupent les sols évolués et sub-arides limoneux-argileux, ou argileux des vallées et des plaines riches en alluvions;
 Les formations sableuses : elles sont à textures légères (sableux quartzeux) ; elles sont surtout représentées dans les lits mineurs des réseaux hydrographiques
Lors des crues importantes, des milliers de m3 de sols sont emportés par les eaux de ruissellement dont l’érosion se manifeste au niveau des berges de koris, des terrasses alluviales et dans les lits mineurs

Hydrographie
La commue rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont: le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté par de nombreux réseaux hydrographiques.
Ils sont orientés pour la plupart d’Est en Ouest, et rejoignent la grande vallée fossile de l’Azawagh qui, par le Dallol Bosso, se prolonge jusqu’au fleuve Niger.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidet, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré.
Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en deux types :
- les eaux souterraines stockées dans les nappes phréatiques des koris (cours d’eau temporaires) ;
- les sources localisées dans les zones ou les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène…).

Végétation
La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et d’herbacées.
Les principales espèces rencontrées sont:
- espèces arborées : Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.
- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera, etc.
- espèces herbacées : Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.
Ces espèces végétales sont utilisées dans l’alimentation des animaux, comme bois de service ou d’œuvre, bois de chauffe, dans la pharmacopée et aussi dans l’alimentation humaine en période de soudure (fruits et les graines de certaines plantes).
L’aridité du climat et la pression anthropique ne favorisent pas le développement normal de la végétation. D’une façon générale la surexploitation croissante des ligneux et des herbacées, les défrichements répétés à la recherche de nouvelles terres de culture et les phénomènes érosifs constituent autant des facteurs limitant la régénération naturelle des espèces. Nous assistons de plus en plus à une diminution du couvert végétal et à l’amenuisement des espaces réservés aux formations végétales.

Ressources pastorales
Les ressources de l’espace pastoral (points d’eau, pâturage) sont exploitées par des groupes sociaux vivant dans une aire d’attache qui correspond à une unité territoriale reconnue implicitement par les coutumes comme étant le lieu de résidence habituel des groupes (tribus, segments de tribus) pendant toute l’année et partagent en commun les ressources naturelles et les infrastructures existantes.

La commune rurale de Timia présente des ressources pastorales variées mais peu abondantes. Celles-ci se composent d’une végétation éparse constituée des herbacées et d’un pâturage aérien (arbres et arbustes).
Les aires de pâturage sont :
- aires de pâturage des vallées où la végétation est dense et est constituée surtout des espèces arborées et arbustives ;
- aires de pâturage des plaines : la végétation est constituée des ligneux dispersés. Cependant, en saison de pluies on retrouve une importante strate herbacée ;
- aires de pâturage des montagnes, collines et plateaux : en altitude, on retrouve presque le même type de formation végétale que les aires précédemment décrites mais à dominance arbustive.
Ces aires de pâturage sont soumises aux effets néfastes des érosions hydrique et éolienne entraînant respectivement la dégradation des berges des koris, la formation des glacis et espaces dunaires. A ceux-ci viennent s’ajouter les actions anthropiques (coupes abusive, feux de brousse) et les sécheresses répétitives ont contribué à la dégradation des espaces pastoraux et même entraîné la disparition partielle ou totale des nombreuses espèces végétales.

Faune

Chacal dans Liens       Elle est diversifiée. On y rencontre des outardes, des gazelles, des chacals, des autruches, des mouflons, des gazelles, des antilopes, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage et du phénomène de la désertification.

Ressources agricoles
La commune rurale de Timia se caractérise par une pluviométrie faible et aléatoire qui ne permet pas de pratiquer les cultures pluviales. Cependant, la zone regorge de nombreuses nappes phréatiques alimentées par les écoulements d’eau issus des bassins versants des montagnes.
Les nappes phréatiques représentent la première ressource en eau disponible. Leur recharge est tributaire de la pluviométrie
Les terres réservées aux cultures sont restreintes, car la majorité de l’espace de la commune est occupé par des reliefs (montagnes, colline, glacis, regs, etc..). La superficie actuellement occupée par les jardins est estimée à 1177 ha. La commune de Timia compte 981 jardins concentrés surtout dans sa partie centre.
L’extension des terres de culture est très limitée, car les espaces cultivables sont saturés, ce qui rend difficile l’accès à la terre. Les principaux modes d’acquisition des terres dans la commune de Timia sont : l’héritage, le don, l’achat, le prêt, la location et le gage. Ils sont régis par le droit coutumier. On note aussi une combinaison de plusieurs modes d’accès par unité de production familiale à savoir le métayage et l’association avec un exploitant.
Les surfaces mises en valeurs dans les exploitations sont aussi restreintes, leur utilisation exagérée entraîne la fragilité, l’épuisement et la dégradation des sols.
Nous assistons de plus en plus à l’émigration de la population des zones concentrées vers les zones moins peuplées où les terres cultivables sont disponibles, mais leur appropriation n’est pas une tâche facile, car ce sont des zones réservées à l’élevage. Cette occupation constitue parfois une source des conflits entre les éleveurs et les maraîchers.
De l’avis des populations, la tendance évolutive de dix dernières années en matière de production agricole se caractérise par un déficit alimentaire chronique.
De nos jours, les exploitants s’intéressent de plus en plus aux cultures à haute valeur marchande (l’oignon, les agrumes, etc.). Ceci implique l’utilisation abusive des motopompes, des engrais chimiques. Cet état de fait conduit à l’épuisement et à la pollution des nappes phréatiques.
La survie de l’activité maraîchère dans la commune dépend de certains paramètres à savoir :
- L’extension et l’aménagement d’autres terres de culture
- L’amélioration du système d’irrigation :
- Le suivi du niveau des nappes
- L’utilisation rationnelle d’eau d’irrigation
- La maîtrise des opérations culturales
- L’organisation du circuit de commercialisation.

Schéma d’utilisation de ces ressources
Dans le cadre de la gestion des ces ressources, le code rural a prévu un certain nombre d’articles afin d’éviter d’éventuels conflits: concernant les ressources pastorales, les articles 9,10,11,12,13 du chapitre II (section 2) du décret N° 97/006/PRN/MAG/EL du 10 Janvier 1997, stipulent que, la mise en valeur des ressources pastorales consistent en toutes actions ou activités matérielles par lesquelles, un éleveur exploite l’eau et le pâturage pour accroître ou améliorer la production et la reproduction du capital bétail.
Les communautés des pasteurs doivent contribuer à la mise en valeur de l’espace pastoral en prenant toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la protection des ressources hydrauliques et des pâturages surtout là où elles jouissent d’une maîtrise prioritaire telle que définie à l’article 28 de l’ordonnance 93-015 du 02 Mars 1993. Elles doivent aussi contribuer à la conservation des chemins, des aires de pâturage et des points d’eau.
Dans le cas où ces communautés ne respectent pas ces obligations légales ou réglementaires, le code prévoit en son article 13 du même décret, la privation du droit de jouissance prioritaire de ces ressources.
Quant à l’exploitation forestière : Il s’agit notamment du code forestier qui fixent le cadre général de la gestion des ressources forestières mais surtout du décret N° 96-360/PRN/MH/E du 22 octobre 1996 et de l’arrêté N° 0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997. Le décret N° 96-360/PRN/ME/E du 22 octobre 1996 fixe et précise les conditions d’application de l’ordonnance 92-037 du 21 août 1992 relative à l’organisation de la commercialisation et du transport du bois dans les grandes agglomérations et la fiscalité qui lui est applicable. Quant à l’arrêté N°0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997, il porte sur la tarification des redevances perçues à l’occasion de la délivrance du permis d’exploitation, de commercialisation et de transport du bois.

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Ressources en eau, forestières et fauniques de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 28 novembre 2011

    Erris Malan entre Tassalwat et Zomo...                                                                                                                               

La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et herbacées. D’une manière générale, cette végétation est confrontée aux problèmes de surpâturage, de coupe anarchique et abusive de bois. Les ressources ligneuses sont les principales sources d’énergie utilisées dans les ménages et sont aussi utilisées pour le bois d’oeuvre et les services.
Les principales espèces rencontrées sont :
- Espèces arborées: Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.

- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera (tirza), etc.

- Espèces herbacées: Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.

La faune est peu diversifiée, composée des outardes, des gazelles, des chacals, des mouflons, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage, du manque d’habitat et de l’insuffisance d’eau…. Certaines, comme l’autruche, ont complètement disparu de la zone.

Ressources en eau

La commune rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont : le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté à de nombreux réseaux hydrographiques secondaires.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidat, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré. Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en trois types :

- les eaux souterraines dont les nappes phréatiques dont la profondeur varie entre 10 à 20 m ;
- les sources localisées dans les zones où les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène, …).
- Les gueltas (cascade, etc.)

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Economie de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 25 novembre 2011

L’économie de la commune rurale de Timia repose sur le maraîchage, l’élevage, le commerce, l’artisanat et le tourisme. C’est une économie dans laquelle la population utilise encore des moyens d’exploitation traditionnels. 

1. Le maraîchage Les exploitants mettent en valeur les terres marginales (bordures des koris) situées de part et d’autre du lit mineur des koris (réseaux hydrographiques). Les sols sont de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux. La culture irriguée est l’activité principale ; l’irrigation est du type gravitaire utilisant un animal d’exhaure dressé à cet effet ou une motopompe. 

Le niveau statique de l’eau varie selon les sous zones allant de 7 m à 20 m. Les besoins en eau sont de plus en plus grandissant à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées. La maîtrise de l’eau et son utilisation rationnelle s’avèrent une nécessité dans la commune, des études devraient s’appuyer dans ce sens Economie de Timia dans Liens Mohamed-Tassalwat-2afin de trouver un mécanisme dans la mise en place des ouvrages de gestion des eaux de pluies. Certes des ouvrages ont été réalisés dans le cadre de l’aménagement des certains koris vers 1975  par
la GKW ; ces ouvrages ont servi uniquement pour la protection des berges des koris contre les inondations par les eaux de ruissellement des bassins versants durant la saison pluvieuse 

a)    Les cultures pratiquées        Les jardins de la commune sont mis en valeur toute l’année et les cultures sont diversifiées ; il s’agit  par ordre d’importance : des cultures céréalières, des cultures fruitières et des cultures légumières. 

●  Les cultures céréalières  Les plantes cultivées sont : le blé, le maïs, l’orge et le mil. Le blé et l’orge sont surtout cultivés durant la saison froide (décembre à mars), le mil en saison chaude humide, tandis que le maïs n’a pas de période fixe. Les semences sont produites sur place par les jardiniers. La production de ces cultures est destinée à l’autoconsommation et une infime partie est vendue localement. Ce sont des cultures de subsistance, la production couvre difficilement les besoins de la population. 

●  Les cultures fruitières L’arboriculture est très développée dans la commune de Timia, c’est ce qui lui donne la configuration d’une oasis . Timia est réputé pour sa production en  dattes, en agrumes (orange, pamplemousse, mandarine, etc..) et en raisins. 

  Les palmiers dattiers L’introduction de cet arbre fruitier date de longtemps dans la commune. Les palmiers dattiers sont cultivés en association avec les cultures céréalières et légumières. Ils présentent une multitude de variétés. 

La production des palmiers dattiers se fait par les graines ou par des rejets. La récolte des dattes est faite à partir de fin juin à fin Août. Les dattes produites entrent dans la consommation de la famille et sont vendues au niveau local et ailleurs. Les palmes tirées de cet arbre entrent aussi dans la construction des maisons et dans l’artisanat (cordes, vans, nattes, corbeilles, etc..).  

 

 Les agrumes  

Il s’agit des pamplemoussiers, des orangers, des mandariniers et des citronniers. En dehors des citronniers, leur introduction est récente et a été faite vers les années 1975 à travers l’appui du GKW. La production des plants se fait par graines ou par greffage ; les jardiniers maîtrisent la technique de greffage. La culture de ces plantes a pris une grande importance ces dernières années grâce à la valeur économique qu’elle engendre. Ce sont des cultures marchandes par excellence. Les produits (oranges, pamplemousses, mandarines) sont écoulés sur le marché d’Agadez et d’Arlit. 

La cueillette des fruits se fait pour le pamplemoussier d’octobre à décembre, pour le mandarinier en octobre-novembre et l’oranger de novembre à février.  

 

Le Grenadier 

C’est un arbuste fruitier de la méditerranée, il a été introduit par les pèlerins de Timia vers les années 1973. Les fruits sont destinés à la consommation et à la vente. La production des plants se fait par  graines ou par bouturage. La récolte des fruits se fait en deux périodes : de juin à juillet et en décembre.   

La vigne Cette culture a été récemment introduite dans la commune. Il existe deux variétés de vigne : la variété à raisins rouge introduite par des exodants en Algérie vers 1985 et la variété à raisins blancs introduite en 1986 par un coopérant Français. Depuis lors sa culture s’est étendue dans toute la zone. La production des plants se fait soit à partir des graines , soit à partir des boutures. Les fruits sont destinés à la vente et à la consommation. Ils sont récoltés en juin et août pour les deux variétés et aussi en décembre pour la variété rouge. 

Les cultures légumières Les plantes légumières cultivées sont : l’oignon, la tomate, l’ail, le poivron, le piment, la laitue , le choux, l’oseille, le corchorus sp, les curcubitacées, etc …Celles dont la culture est importante sont : l’oignon, la tomate, l’ail et le poivron ; ce sont des cultures marchandes même si une partie sert d’autoconsommation. Les semences sont tantôt produites sur place, tantôt achetées au marché d’Agadez.

 b)    Occupation des cultures dans les sols 

 La répartition des cultures dans l’espace (assolements) dépend du type de culture. Les différentes types de soles rencontrées sont: 

-          la culture pure du maïs, du blé, de tomate, d’oignon, du poivron et du mil. 

-          Les associations de culture comme blé – orge, maïs – plantes légumières, arbres fruitier-plantes céréalières, arbres fruitiers-plantes légumières, entre les arbres fruitiers et les plantes légumières sont courantes dans les jardins. 

Le système de rotation des cultures se fait sans aucune recommandation, les jardiniers n’accordent pas un grand intérêt  sur le suivi de la rotation. Ils pratiquent aussi le système de jachère. Les jardiniers utilisent des intrants agricoles améliorés comme les engrais chimiques, les semences sélectionnées et les pesticides. Quant aux outils de travail, ils sont encore archaïques comme la houe, la daba, la hache, la pelle, etc. Ces équipements sont fabriqués par les forgerons ou achetés au marchés d’Agadez ou d’Arlit. 

 c)    Les Techniques de conservation des produits maraîchers 

 

La conservation des produits agricoles représente une forme de sécurisation alimentaire durant certaines périodes de soudure et permet aussi d’éviter la mévente en constituant des stocks (piments, poivrons, tomate séchée). Les méthodes de conservation des produits agricoles utilisées sont très limitées; les jardiniers utilisent une seule technique, notamment la conservation par déshydratation. Elle consiste à dessécher au soleil et à l’air libre les légumes après les avoir découpés en morceaux ou malaxés au mortier. Les produits qui sont conservés par cette méthode sont : tomate, feuilles d’oignon, oseille, corchorus sp, courge, gombo, tandis que le piment, le poivron le petit pois, le blé, le maïs, l’orge, le mil et les dattes se sèchent sans aucun traitement préalable. 

Les contraintes liées aux activités maraîchères sont: 

 

-       Production limitée à cause de la faible disponibilité en eau et des moyens d’exhaure; 

-       Problèmes d’érosion hydrique (dégradation des berges des koris ) ; 

-       Dégradation de la structure et de la fertilité des sols ; 

 

-       La perte d’eau due à l’évaporation et à l’infiltration ; 

-       Problème de maîtrise des systèmes de culture, de densité de culture ; 

-       Problème des parasites sur les cultures ; 

-       Insuffisance d’organisation et d’encadrement des jardiniers dans la commercialisation, conduisant à une instabilité des produits agricoles sur le marché ;

 -       Insuffisance des techniques de transformation et de conservation des produits maraîchers ; 

 

-       L’exode rural ;

 -       Le manque du Service technique de l’agriculture ; 

-       Enclavement des zones de production. 

2. L’ élevage Il constitue la seconde activité de la population de la commune de Timia. C’est un élevage de type extensif. 

Les espèces animales élevées dans la commune sont : les caprins (27 169), les  ovins (7481), les asins (6953), les camelins (6000) et quelques bovins (147), soit un effectif total de 48 497 têtes correspondants à 14792 UBT. L’élevage des petits ruminants (caprins) prédomine car ils résistent mieux aux aléas climatiques. Il est pratiqué surtout par les femmes communément appelées bergères. Ces espèces sont des races locales et sont utilisés tout comme les ovins pour la production du lait des fromages, de viandes. Les camelins sont utilisés pour le transport (trafic caravanier), l’exhaure, la production lait et les loisirs. Les bovins sont également utilisés pour l’exhaure, la production du lait et de la viande. Les asins, quant à eux, sont utilisés comme moyen de transport et comme moyen d’exhaure dans l’abreuvement des animaux et des populations. 

La dégradation permanente des zones de pâturage dû aux sécheresses qui se sont succédées dans la commune et les dégâts causés par les fauves (chacals) ont entraîné une diminution significative du cheptel. La situation sanitaire du cheptel reste et demeure préoccupante. Ainsi des nombreuses pathologies ont été constatées. Les plus fréquentes sont : la pasteurellose, le charbon bactéridien et symptomatique, la clavelée/variole, la pleuro pneumonie et les diarrhées. A ces maladies pseudo telluriques s’ajoute le parasitisme interne et externe. 

Cependant, notons l’absence de toute structure d’encadrement et prestation de service des éleveurs dans la commune rurale de Timia malgré l’effectif important du cheptel dont dispose la commune. Au regard de tout ce qui précède, on constate que dans cette commune, le secteur de l’élevage est confronté à des sérieuses difficultés qui nécessitent une attention particulière de la part des intervenants. 

Les contraintes auxquelles ce secteur est confronté sont de plusieurs ordres :

 

 -       la dégradation des aires de pâturage due aux érosions éolienne et hydrique se manifestant par une extension des glacis, des dunes et au déboisement abusif à des fins des terres de culture et des bois de chauffe ; 

-       l’insuffisance et le maillage des points d’eau existant 

-       la fréquence des pathologies animales ; 

 

-       le manque d’approvisionnement de l’unique banque aliments bétail et produits vétérinaires; 

-       l’inexistence des structures d’encadrement et de prestation de service des éleveurs. 

Malgré, toutes les difficultés évoquées plus haut, le développement du secteur de l’élevage dans la commune rurale de Timia présente d’énormes potentialités pour sa relance : 

 

-       l’importance du potentiel animal, sa diversification et son adaptabilité; 

-       l’existence également d’un potentiel herbacé et ligneux favorables à l’élevage. 

3. Le commerce  

La commune rurale de Timia ne dispose d’aucun marché, de ce fait, le commerce est peu développé. On en distingue trois types dans la commune:

  ■ le petit commerce   C’est une activité interne à la commune, il se limite à la vente des produits de premières nécessités (thé, sucre, pates alimentaires, etc…). Ce commerce est assuré par des commerçants (boutiquiers, tabliers) ; il existe aussi des points des ventes de bois mais au stade informel. D’autres transactions se font, à savoir le commerce des animaux domestiques. ■ Les échanges commerciaux  Ils s’effectuent avec les marchés des centres urbains voisins à savoir le marché d’Arlit et celui d’Agadez. Ce type de commerce concerne la vente des produits agropastoraux (légumes, fruits, bétail et sous- produits de l’élevage). Les populations se ravitaillent en céréales, produits de première nécessité, etc.. 

Les moyens de transport utilisés sont soit traditionnels, à savoir les ânes ou les chameaux , soit modernes à travers les camions de la coopérative et les camions des commerçants.      

 ■ Le trafic caravanier « Taghlamt »  

            C’est une activité séculaire, qui fut jadis un commerce trans-saharien reliant Tripoli (Libye) et Kano (Nigeria) par son importante piste. Ce trafic prit fin vers les années 1911 à cause de la ligne ferroviaire Lagos – Kano (G.Spitler,1993). Depuis lors ce commerce important se limite à l’axe Aïr-Bilma-Sud Niger et Nord Nigeria. 

 

 -              Sur l’axe Aïr-Bilma : Les caravaniers remontent à Bilma au mois de septembre avec leurs chameaux en traversant le désert du Ténéré. Le déplacement des caravaniers y compris le séjour à Bilma dure environ  40 jours. Les transactions commerciales se font sous forme de troc et s’effectuent de la manière suivante : échange du sel des salines de Bilma et des dattes  du Kawar et du Djado contre les produits des jardins (blé, maïs, tomate séchée, oignon, etc.); les produits de l’élevage et les produits du commerce caravanier (mil). Au retour de Bilma les caravaniers se reposent quelques semaines dans l’Aïr. 

-              Sur l’axe Aïr-Sud Niger : La caravane part en fin Novembre, vers le Sud du Niger jusqu’au Nigeria . le séjour est de 4 à 7 mois et rentre dans l’Aïr entre Avril et début Juillet. Les caravaniers vendent dans les zones agricoles les sels et les dattes rapportées de Bilma, la recette est consacrée à l’achat des denrées alimentaires surtout le mil et des vêtements. Il existe aussi une autre forme de caravane qui est celle des ânes « efereqqu »; dans la commune, elle est en voie de disparition, Des petites caravanes d’ânes se rendent vers le Sud (zones agricoles voisines), à partir du mois d’octobre et le déplacement dure quelques semaines. Les échanges se font entre les produits de l’élevage, les denrées alimentaires et les vêtements. 

Ce commerce est confronté de nos jours à des multiples problèmes (sécheresses, renforcement des dispositifs douaniers et militaires sur les frontières, réduction des mouvements de la population dans la partie Nord du Niger, concurrence avec des moyens de transport moderne). 

 4. L’artisanat  Auparavant, ce sont les forgerons qui s’occupaient de ce métier pour satisfaire la demande locale. Ils travaillent les métaux, le bois, le cuir et les pierres pour produire des articles. Aujourd’hui, compte tenu de l’importance qu’a connu l’activité, bon nombre de gens notamment les femmes s’y sont intéressées. Ces dernières font : de la vannerie, de la poterie, de la spaterie et de la maroquinerie. Les objets fabriqués sont très prisés par les touristes.  Ceci a conduit à la création d’un centre des arts et métiers basé à Abarakan et des boutiques artisanales et des foyers féminins dans certains villages de la commune grâce à l’appui de l’ONG HED/Tamat. 

Les principales matières premières sont locales (feuilles de palmier doum, feuilles de palmiers dattiers, Cuir , peaux, pierre  talc, bois d’œuvre,…) ; cependant, d’autres comme les métaux, les  tissus, les colorants, etc. sont importés. Les contraintes liées à cette activité sont principalement :

 -              l’insuffisance d’encadrement technique;

  -              l’insuffisance  des débouchés; 

-              insuffisance d’appui financier aux  artisans; 5. Le Tourisme 

La commune de Timia constitue un point de passage aux agences de tourisme. L’activité du tourisme procure un revenu non négligeable aux populations de la commune grâce à la vente des articles artisanaux et des relations qu’entretiennent les gens avec les touristes. Les potentialités touristiques sont considérables mais mal exploitées à causes du manque d’organisation de ce secteur. 

Ces potentialités sont entre autres:  

 

-              Les paysages de la commune; 

-              La culture locale; 

-              La présence des gravures et peintures rupestres; 

-              Les vestiges d’habitation comme Assodey, etc.. 

-              L’oasis de Timia;

 -              Les sources d’eau (la cascade de Timia); 

-              Le fort de Timia doté d’un télescope amateur; 

-              Le désert du Ténéré avec ses vastes étendues de sable et la présence des multiples vestiges préhistoriques de la période néolithique et des ossements fossilisés; Il existe aussi une gamme d’espèces d’animaux rares tels que l’Outarde,
la Gazelle, le Mouflon, etc. 

L’attrait touristique a favorisé aussi le développement des activités artisanales et aussi l’émergence des auberges touristiques dans la commune.   Il existe actuellement au niveau du chef lieu de la commune deux auberges capables d’accueillir une clientèle de classe (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia). Notons aussi la présence de nombreux campings dans la plupart des gros villages. Les contraintes liées à ce secteur sont :

 

 -              Un manque d’encadrement aux activités touristiques;

 -              Une offre touristique peu professionnalisée; 

-              une dégradation du potentiel touristique (pillage des objets historiques; disparition de certaines espèces fauniques et floristiques 

-              un tourisme saisonnier. 

 

6. Les activités minières Les potentialités minières ne sont pas encore connues; les seules ressources connues sont exploitées de façon artisanale et informelle à savoir : la cassitérite, la colombite, etc… 

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Où est Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 22 novembre 2011

Timia

             La Commune rurale de Timia est située 224 km au Sud-est du chef lieu du Département d’Arlit et à 220 km au Nord-est du chef lieu de la Région d’Agadez. Elle est limitée par six (6) communes rurales qui sont Tabelot au Sud, Dabaga au Sud-ouest, Iférouane au Nord, Dannat à l’Ouest, Gougaram au Nord-ouest et Fachi à l’Est.
La commune rurale de Timia couvre une superficie de 32 000 km2 dont environ 70% de l’espace est occupé par des massifs montagneux. Cette commune se situe entre 18° et 19° de latitude Nord et entre 8° et 11° de longitude Est.

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Caractéristiques socio économiques

Posté par Ousmane Alghoubas le 22 décembre 2010

Jeune fille de Timia  La commune de Timia, compte tenue de son étendue a été subdivisée en quatre sous zones par le conseil communal en tenant compte des critères de rapprochement des villages et campements, sur la cohésion sociale et les caractéristiques agro écologiques des sous zones. Ce zonage se présente comme suit : deux sous zones pastorales occupants les parties extrêmes Est et Ouest de
la Commune et deux sous zones agropastorales au centre de la commune. Les chefs lieux des ces sous zones sont : 

-          Naballow : sous zone Est (sous zone pastorale) ;

 -          Timia : sous zone centre Est (sous zone agropastorale) ; 

-          Tefarawt : sous zone centre Ouest (sous zone agropastorale) ; 

-          Tewat : sous zone Ouest (sous zone pastorale). 

La population de la commune n’est pas uniformément repartie au niveau des sous zones ; 69% de l’effectif vit dans les sous zone agropastorale avec un fort taux de sédentarisation dû aux pratiques maraîchères et  31% en sous zones pastorales avec un faible taux de sédentarisation dû à la mobilité des éleveurs. 

Sur la base des données du diagnostic par sous zone en 2006, la population de la commune est estimée  à 19192 habitants repartis dans 3 496 familles (ménages). L’extrapolation de cette population à travers la taux de croît du département d’Arlit (2,8%) dont relève la commune est estimée à 22575 hbts en 2010. La répartition de la population par sous zone et par tranche d’âge est consignée dans le tableau suivant : 

Mouvements migratoires 

Les mouvements migratoires sont limités à l’exode rural qui est très développé  dans la commune rurale de Timia. Chaque ménage un  nombre important des jeunes partent vers les pays limitrophes (Nigéria, Libye, Algérie) à la recherche d’emploi pour le bien être familial. 

La situation des secteurs sociaux 

 Education 

Sur le plan scolaire, le diagnostic participatif a révélé que la commune dispose  actuellement de 13 écoles primaires traditionnelles,1 collège d’enseignement général nouvellement créé, une école maternelle, et deux (2) écoles franco-arabes. 

Du point de vue infrastructures, ces écoles totalisent 49 classes dont 45 en dur, 3 en semi dur et 1 en banco. 

Les effectifs au niveau de ces écoles se chiffrent à la rentrée 2009-2010 à 808 élèves dont 40% des filles et 60% garçons. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) au niveau de la commune en 2009, est de 35,71%. 

Pour l’encadrement de ces écoles l’effectif des enseignants disponibles à la rentrée 2009-2010 se chiffre à 38 enseignants toutes catégories confondues soit un ratio d’un enseignant pour 21 élèves. 76% des enseignants sont des contractuels et 14% seulement sont des enseignants titulaires. 

Au niveau secondaire cet effectif est de 138 élèves pour 10 professeurs soit un ratio moyen de 14 élèves par professeur. 

Sur le plan éduction non formelle la commune compte actuellement 7 centres d’alphabétisation des adultes.                                                        

Santé 

Sur le plan sanitaire, la commune rurale de Timia dispose de 3 CSI de type I (Abarakane, Tefarawt et Tewat), de 1 CSI de type I (Timia) et d’une maternité (Timia). Elle dispose également de 10 cases de santé dont en chantier et 5 fonctionnelles. Les structures de gestion au niveau communale sont les COGES. 

En termes du personnel, la commune n’a pas de médecin; les CSI disposent de 6 infirmiers  et de 2 sages femmes ; quant aux cases fonctionnelles, elles disposent chacune d’un agent de santé communautaire. La superficie des aires de santé des différentes formations sanitaires de la commune se chiffre à 20000 km2 pour une population couverte estimée à 19 984 hbts. Les pathologies les plus fréquentes dans la commune rurale de Timia pour la période 2006-2008 sont : les affections respiratoires, les ORL, les affections diarrhéiques, dermatologiques,  ophtalmologiques, digestives, bucco-dentaires, gynécologiques, les traumatismes (blessures, plaies+brûlures) et le paludisme.   

Sur le plan pharmaceutique, la commune ne dispose pas de pharmacie populaire, mais des dépôts assurent la disponibilité des médicaments au niveau des centres médicaux. 

Le taux de couverture sanitaire de la commune est de 72 % en 2009. 

Sur le plan hygiène et assainissement, la situation de la commune en général laisse à désirer et est plus  critique au niveau des gros villages en particulier le chef lieu. Aucun système d’assainissement, ou d’évacuation des eaux n’existe. L’habitat est de type traditionnel, avec des constructions faites sans tenir compte de certaines normes  et sans aucun plan d’urbanisation. 

Hydraulique 

En matière d’infrastructures hydrauliques,
la Commune ne  dispose ni de mini adduction d’eau potable, ni d’adduction d’eau potable (AEP) ou forages. Les seules infrastructures hydrauliques disponibles sont 129 puits toute catégorie dont 22 puits villageois, 90 puits pastoraux en matériaux définitifs et 17 traditionnels. Parmi les puits villageois, 18 puits villageois sont équipés en pompes à motricité humaine. La gestion communautaire de ces ouvrages est assurée pour la plupart par des comités de gestion des points d’eau. 
Ces infrastructures assurent aux populations de la commune une couverture en eau de 14% en zone pastorale et 66,90% dans les villages. 

Les activités économiques 

 Le maraîchage 

La culture irriguée est l’activité principale des populations de la commune rurale de Timia.L’irrigation est du type gravitaire utilisant un animal d’exhaure dressé à cet effet ou une motopompe. Le niveau statique de la nappe varie de 7 m à 20 m selon les sous zones. Les besoins en eau sont de plus en plus grandissants à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées. La mise en œuvre des techniques de maîtrise de l’eau et de son utilisation rationnelle s’avèrent nécessaires à entreprendre au niveau  de la commune. 

Pour les terres, les exploitants mettent en valeur les terres marginales situées de part et d’autre du lit mineur des koris (réseaux hydrographiques). Les sols sont de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux. Les principaux modes d’accès à la terre sont : l’héritage, l’achat, le prêt et la location. Les outils les plus fréquemment utilisés sont rudimentaires (la houe ou la daba). 

La mise en valeur des  exploitations se fait tout le long de l’année et les spéculations sont entre autres : les cultures céréalières (maïs, blé, orge), les cultures fruitières (dattiers, agrumes, vignes, etc …) et les cultures légumières (laitues, choux, carottes,  oignon, tomate,  aïl,  etc…). 

Elevage 

L’élevage constitue la seconde activité de la population de la commune de Timia. C’est un élevage de type extensif. Les espèces animales d’élevage dans la commune sont les caprins, les ovins, les asins, les camelins et quelques bovins. L’élevage des petits ruminants (caprins) prédomine car ils résistent mieux aux aléas climatiques et est pratiqué surtout par les femmes communément appelées bergères. La réactualisation de l’effectif du cheptel de 2006 qui se chiffrait à 47 750 têtes soit 14 792 UBT par application du taux de croît pour chaque espèce donne pour la commune, un effectif de 31784 têtes soit 16333 UBT en 2010.(Taux de croît /espèce : camelin= 1,5%; Bovin= 6 %; Asin= 2%; Ovin= 3,5 %; Caprins= 4 %; Equins=1UBT, Taux de conversion en UBT : camelin= 1 UBT; Bovin= 0,8 UBT; Asin= 0,5 UBT; Ovin= 0,15 UBT; Caprins= 0,15). 

Les zones de pâturage sont les plaines, les vallées, les flancs des montagnes dont les pâturages sont constituées des espèces ligneuses (Acacia sp, salvadora persica, Maerua crassifolia…) et herbacées (Schouwia thebeica, Panicum turgidum, etc.). 

Les épizooties dont fréquentes sont : la pasteurellose, le charbon bactéridien et symptomatique, la clavelée/variole, la pleuro pneumonie et les diarrhées. A ces maladies pseudo telluriques s’ajoute le parasitisme interne et externe, et les effets néfastes de l’ingestion des chenilles provoquant de nombreux avortements chez les femelles surtout camélines. 

Malgré cette situation sanitaire préoccupante pour les nombreuses maladies, la commune ne dispose d’aucune structure d’encadrement et de prestation vétérinaires.    

Artisanat 

Longtemps considéré comme une activité réservée aux forgerons (inadan en Tamasheq), l’artisanat a beaucoup évolué avec l’avènement du tourisme pour toucher bon nombre d’autres catégories sociales. C’est pourquoi on préfère aujourd’hui le terme d’inamajalan (artisan) à celui d’inadan. 

Ainsi des hommes et des femmes s’y sont intéressées qui pour fabriquer les articles au niveau des foyers artisanaux crées, qui pour les acheter auprès des fabricants afin de les revendre parfois même en Europe pour tirer profit. Les produits artisanaux de la commune proviennent de la vannerie, de la sparterie et de la maroquinerie

Commerce 

Sur le territoire de la commune, les activités commerciales se limite au petit commerce à travers la vente des produits de première nécessité (céréales, thé, sucre ; huile…). Cette activité est assurée par un nombre assez important des boutiquiers, quelques vendeurs ambulants, étalagistes. Il existe aussi des points de vente de bois mais au stade informel. 

Pour le bétail, on peut noter l’existence de quelques petites transactions avec les bouchers de la place. La commune ne dispose pas de marché. Les échanges commerciaux se déroulent surtout avec les marchés d’Agadez, d’Arlit et de Tabelot.. 

Tourisme et Hôtellerie 

La commune rurale de Timia reste et demeure pour beaucoup d’agences de voyage le point de passage des excursions touristiques. En plus d’importants vestiges et gravures rupestres, il existe aussi une gamme d’espèces d’animaux rares tels que l’outarde, la gazelle, le mouflon, etc.   

Cette attirance touristique pour la zone favorise le développement des activités artisanales et l’émergence de nombreuses infrastructures touristiques. Parmi ces infrastructures, la commune dispose, au niveau de son chef lieu, de deux auberges (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia) et de trois campings dont l’un se trouve au village d’Abarakane. 

 Caractéristiques institutionnelles 

 Les performances de la commune 

  Le conseil municipal

Le premier conseil municipal de la commune a été installé en 2004 avec l’élection du maire. Le conseil municipal est constitué de 11 membres élus dont deux (2) femmes et un (1) membre de droit (le chef du village de Timia).  L’exécutif est assuré par le maire et ses deux adjoints. 

Le conseil a installé trois commissions spécialisées à savoir : 

-          la commission affaires économiques et financières ; 

-          la commission du développement rural, de l’environnement, du tourisme et de l’artisanat ; -          la commission des affaires sociales, culturelles, institutionnelles et de coopération. 

  Le personnel : 

Le personnel de la commune se compose d’un secrétaire général, d’un agent d’Etat civil (temporaire), d’un receveur municipal partagé avec la commune d’Iférouane. Les collecteurs de taxes de marché et les chefs des villages collecteurs d’impôts sont également considérés comme auxiliaires de l’administration communale et jouent un rôle important dans la mobilisation des ressources financières internes de la commune. La mairie dispose aussi d’un chauffeur. 

 Le budget : 

La commune dispose d’un budget qui est arrêté et adopté chaque année par le conseil municipal. Ce budget se compose de 55% en fonctionnement et 45% en investissement. 

En outre, la commune possède un véhicule et un bureau. Les sessions ordinaires sont tenues régulièrement avec un taux variant suivant les années entre 72 à 90%. 

 

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Caractéristiques géologiques, climatiques et hydrographiques

Posté par Ousmane Alghoubas le 22 décembre 2010

Caractéristiques géologiques, climatiques et hydrographiques Oued-Tassalwat  Relief  

L’organisation géologique de la commune est très complexe comme en témoigne, la richesse et la diversité des dépôts durant les différents âges du pré-cambrien quartenaire. Cette organisation géologique confère à la zone un relief fort contrasté et accidenté permettant d’identifier une succession des unités morphologiques comme des montagnes, des collines des plateaux, des vallées, des regs et des ergs.

 Climat

Le climat est semi-aride, de type sahélo-saharien avec des amplitudes thermiques élevées. Quatre saisons se distinguent dans l’année :
• La saison froide (Tagueris) qui va de novembre à mars. C’est la saison de l’harmattan, un vent sec qui souffle de manière continue en apportant des brumes sèches. Elle se caractérise par une baisse des températures. Pendant les mois de décembre, janvier et février, on peut assister à des gels dans les exploitations maraîchères.
• La saison chaude (Awelan) qui s’étend d’avril à juin. C’est la saison pendant laquelle le front intertropical (FIT) remonte progressivement vers le Nord et la mousson (l’air humide) se glisse sous l’harmattan.

• La saison des pluies (Ghafay) dure de juillet à septembre. Elle se caractérise par un taux élevé d’humidité qui se traduit par un léger fléchissement des températures.

• la saison intermédiaire (Gharat) assez courte mais difficile à surmonter par les éleveurs. Elle s’étale de mi-septembre à fin octobre. L’harmattan réapparaît peu à peu, les températures remontent et les pâturages s’assèchent.
Les moyennes annuelles des pluies faibles sont toujours inférieures à 200 mm (A. Morel, 1985). Les pluies sont irrégulières et mal réparties dans le temps et dans l’espace. Les précipitations sont conditionnées par la position du Front Intertropical (FIT) qui, au cours de ses balancements atteint en Août sa limite septentrionale.

Sols

Les sols identifiés dans la commune se caractérisent par une faible évolution pédologique et une grande sensibilité à l’érosion hydrique et éolienne.
Les principales formations rencontrées sont :
 Les formations fines : elles regroupent les sols évolués et subarides limon-argileux, ou argileux des vallées et des plaines riches en alluvions ;
 Les formations sableuses : elles sont à textures légères (sableux, quartzeux) ; elles sont surtout représentées dans les lits mineurs des réseaux hydrographiques
Lors des crues importantes, des milliers de m3 de sols sont emportés par les eaux de ruissellement dont l’érosion se manifeste au niveau des berges de koris, des terrasses alluviales et dans les lits mineurs.

 Ressources forestières et fauniques

La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et herbacées. D’une manière générale, cette végétation est confrontée aux problèmes de surpâturage, de coupe anarchique et abusive de bois. Les ressources ligneuses sont les principales sources d’énergie utilisées dans les ménages et sont aussi utilisées pour le bois d’oeuvre et les services.
Les principales espèces rencontrées sont :
- Espèces arborées: Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.

- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera (tirza), etc.

- Espèces herbacées: Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.

La faune est peu diversifiée, composée des outardes, des gazelles, des chacals, des mouflons, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage, du manque d’habitat et de l’insuffisance d’eau…. Certaines, comme l’autruche, ont complètement disparu de la zone.

Ressources en eau

La commune rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont : le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté à de nombreux réseaux hydrographiques secondaires.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidat, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré. Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en trois types :

- les eaux souterraines dont les nappes phréatiques dont la profondeur varie entre 10 à 20 m ;
- les sources localisées dans les zones où les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène, …).
- Les gueltas (cascade, etc.)

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