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  • Oh mon Dieu(Tinariwen)

    Oh mon Dieu, vous êtes malheureux
    Vous avez mal à l’âme
    Et le corps malade
    Vous ne devriez pas accepter cet état
    Vous devriez changer
    Vous devriez bouger
    Avant d’en être là
    Oh mon Dieu
    Concentrez-vous sur votre vie
    Soyez sincère et regardez votre mal
    C’est la souffrance de votre sœur
    Celle des enfants qui naissent
    Celle des vieux

  • PROVERBES TOUAREGS

    -Quand on commence par le dialogue on aboutit à une solution

    - Repousse l'obscurité et déplace toi librement dans la lumière

    - Si Dieu est pour nous qui sera contre nous

    - On entend le fracas des arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse

    - Au bout de la patience il y a le ciel

    - Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera

    - Le monde est du côté de celui qui est debout

    - Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles

    - Tourne ton visage vers le soleil ainsi l'ombre restera-t-elle derrière toi

    - Se cacher dans la parole ? Mieux vaut se cacher dans le silence

    - Ton ami d'aujourd'hui sera ton ami dans l'au-delà

    - La bouche a un verrou qui est le silence

    - Mieux vaut passer la nuit avec la colère que de se réveiller avec la haine

    - L'arbre du silence porte les fruits de la paix

    - Il faut creuser les puits aujourd'hui pour étancher les soifs de demain

    - La culture est plus qu'un avoir elle est un être

    - Il vaut mieux se lever sans savoir où l'on va que rester assis sans rien faire …

    - Qu'importe si le chemin est long, du moment qu'au bout il y a un puits

    - Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres

La lettre de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 1 mars 2017

Chers lecteurs

Après un an d’absence, le journal la Lettre de Timia est de retour.

Télécharger en cliquant ici

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LaLettre

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《Courir pour la Paix au Sahel》

Posté par Ousmane Alghoubas le 8 décembre 2016

GMT2016

Le Grand Marathon du Ténéré, c’est pour bientôt                          

Rendez vous le 16 décembre 2016 à Agadez Capitale de l’Aïr.

 Le GMT est un événement sportif, cullturel et symbolique placé sous le slogan: << Courir pour la Paix au  Sahel>>. Agdal Waissan Directeur de course.

 

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‘’ Agadez-Sokni’’ : une opportunité pour répondre aux défis de développement régional

Posté par Ousmane Alghoubas le 7 décembre 2016

            logo sokniAgadez – Le Programme ‘’AGADEZ SOKNI’’ permettra certes, de donner un nouveau visage à la ville d’Agadez, de mettre en valeur tout le charme de la Région, la beauté artistique du Ténéré nigérien, et de réaliser d’infrastructures socioéconomiques et culturels modernes, le tout à travers un important investissement de près de 50 milliards de francs CFA..

Ces investissements concernent pour l’essentiel l’aménagement et la construction des routes et de la voirie urbaine, la réfection des infrastructures sportives et culturelles, administratives, hydrauliques et énergétiques, l’amélioration des sites touristiques (Cure salée, festival de l’Aïr, gravures rupestres Dabous).

Ces réalisations seront salutaires pour une Région qui a accusé des retards en matière de développement à cause de multiples conflits armés qu’elle a connus plusieurs années durant.

Les activités touristiques dans lesquelles Agadez était le leader incontesté au Niger, ont cessé du jour au lendemain, entrainant un manque à gagner énorme pour une bonne frange de la population.

Les secteurs sociaux de base essentiels comme la santé et l’éducation ont vu leur fonctionnement perturbé quand il n’a pas été tout simplement arrêté. Les conséquences de ces conflits sont incalculables et se ressentent dans des domaines qu’il serait impossible de lister ici.

Il n’est peut être pas trop tard pour les membres du Comité d’orientation de penser à la mise en place d’infrastructures qui, au-delà de leur caractère plutôt récréatif, vont permettre la prise en charge au niveau local des défis et enjeux majeurs en matière, de bien-être individuel et collectif des populations de la Région.

Comme le souhaitent les populations, cela pourrait se traduire par la réalisation d’infrastructures idoines notamment la création d’un Centre de formation professionnelle de référence pour toutes les catégories sociales, parmi lesquelles des femmes, la résorption du chômage endémique des jeunes, par la création des activités pourvoyeuses d’emplois.

Il s’agira en un mot, de profiter des opportunités offertes par les gros investissements du SOKNI 2016 pour créer les conditions de croissance d’une économie susceptible de déboucher sur un développement durable pour offrir aux jeunes sans occupation, une occasion de créer aussi de pôles d’intérêts économiques qui ouvriront la voie à des possibilités d’activités génératrices de revenus.

Les problèmes locaux et régionaux de développement vont aussi trouver de solutions grâce a la mise en place d’institutions fiables pour faire face aux contraintes liées à l’enclavement interne et externe, a l’absence de commercialisation des produits agro-pastoraux source de revenus essentiels des populations nomades.

Pour le cas spécifique de la ville d’Agadez, où le phénomène d’urbanisation se développe de façon accélérée et anarchique, avec en toile de fond la naissance de nouveaux quartiers qui poussent comme des ‘’ champions’’, il serait souhaitable de penser également à la relance des activités touristiques.

Le ministre Rhissa Ag Boula à qui a été confiée l’exaltante mission de conduire l’organisation du SOKNI doit revoir les structures d’organisation pour corriger certaines lacunes constatées : aucune infrastructure n’a été prévue pour l’Université d’Agadez , crée dans l’enceinte de l’Emaïr (l’Ecole des Mines de l’Aïr), absence de locaux propres à l’ ANP (Agence Nigérienne de Presse) à l’ONEP (Office National d’Edition et de Presse.

AH/AMC/DMM/ANP/Avril 2016

 images sokni                             PilierAgadez-Niger-PAIX

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Timia en images

Posté par Ousmane Alghoubas le 7 décembre 2016

Tamalagha
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Belles images
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Mes souvenirs
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Ecole Primaire de TEGUERT

Posté par Ousmane Alghoubas le 25 octobre 2013

Ecole Primaire de TEGUERT dans Liens teguert-2013-300x199   L’école primaire de TEGUERT dans la commune  rurale de Timia vient de se doter d’une nouvelle classe. Tout a été possible grâce à la belle collaboration de l’OM Osservatorio Mediteranneo, de Planète Jeunesse et du GIE Tagazt.

   La population de Teguert remercie toutes ces organisations citées ci haut pour cette belle action.

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LE FESTIVAL DE l’AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA

Posté par Ousmane Alghoubas le 31 décembre 2012

 LE FESTIVAL DE l'AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA dans Liens festival-de-layyirjpgCette manifestation a lieu chaque année dans  l’AIR et rassemble des centaines de touaregs de tout le massif de l’Aïr. Les Touaregs en tenue d’apparat reconstituent les parades et les défilés pratiqués habituellement à l’occasion des fêtes majeures ou des grands mariages. Au programme : chants, danses traditionnelles et courses de chameaux et concours en tous genres. A cette occasion, les méharistes les plus remarqués masquent leur visage avec un imposant turban d’indigo brillant et sont parfois intégralement recouverts de la même étoffe. Une occasion unique de découvrir les richesses culturelles et touristiques du Sahara nigérien.

Lieu: Timia, région d’Agadez.

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PROJET PILOTE D’IRRIGATION SOLAIRE A TIMIA

Posté par Ousmane Alghoubas le 13 octobre 2012

PROJET PILOTE D'IRRIGATION SOLAIRE A TIMIA dans Liens ousmane-mesure-les-puits-identifies-avant-de-commencer-le-surcreusement        L’activité principale des populations de la commune rurale de Timia demeure la culture irriguée. Ainsi une centaine des jardins sont exploites le long de la vallée. La méthode d’irrigation est du type gravitaire utilisant une motopompe ou un animal d’exhaure dressé à cet effet. Le niveau statique de la nappe varie de 6 m à 20 m selon les endroits. Les exploitants mettent en valeur les terres marginales de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux situées de part et d’autre du lit mineur de l’oued (réseaux hydrographiques). Les besoins en eau sont de plus en plus grandissants à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées ou est développé une stratégie de survie dans un environnement hostile en intégrant en plus la culture maraichère (laitues, choux, carottes, oignon, tomate, ail, etc.…) mais aussi d’autres cultures comme l’arboriculture (dattiers, agrumes, vignes, etc. …) et la culture des céréales (maïs, blé, orge). Par ailleurs, la mise en œuvre des techniques de maîtrise de l’eau et de son utilisation rationnelle s’avèrent nécessaires à entreprendre. La dégradation des conditions climatiques ces dernières années a provoqué la baisse de la nappe et le tarissement précoce d’où la nécessité d’effectuer un surcreusement d’urgence. Dans cette optique, les ONG Osservatorio Mediterraneo, Planète Jeunesse representées par Ousmane Ag Alghoubas et le GIE Tagazt representé par Ghissa Alhassaneont lancé un vaste programme « AMAN IMAN » « l’eau c’est la vie » qui vise l’amélioration du système d’irrigation existant pour une utilisation plus rationnelle de l’eau. A la date d’aujourd’hui, nous sommes au stade installation du système qui prendra fin dans le courant du mois de décembre 2012.

                                                         Bassin de collecte d’eau en pierres et beton armé.

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LES SULTANS DE L’AYYIR DE 1405 A NOS JOURS.

Posté par Ousmane Alghoubas le 8 mars 2012

LES SULTANS DE L'AYYIR DE 1405 A NOS JOURS. dans Liens Agadez-AIR-   La liste nominative de tous les sultans qu’a connus Agadez de 1405 à nos jours: 

• Younous (prince turque) • Agassane • Illissawan • Amani • Tagata Azarete • Ibrahim Ben Halezi • Youssouf • Mohamed El Kabir • Ibrahim Mohamed Sataf • Mohamed Ben Abder Rahmane • Mohamed Hamad • Mohamed Ben Talazou • Mohamed Ben Talit • Akanfaye • Youssouf • Tounouss • Mohamed Almobarek • Mohamed Agaba • El Amin (Mohamed) • Al Agali (Mohamed) • Mohamed El Moumine • Mohamed Ag Abatcha • Mohamed Hamat • Mohamed Gomma • Mohamed Hamat • Mohamed Gomma • Mohamed Hamat • Mohamed El Abdel • Mohamed Ed Dian • Mohamed El Bagary • Mohamed Gomma • Ibrahim • Mohamed Gomma • Ibrahim • Mohamed Gomma • Abdel Kader • Ahmed Er Roufay • Abdel Kader • Ahmed Er Roufay • Mohamed Al Baquary • Mohamed Er Roufay • Mohamed Al Baquari • Ibrahim Ed Dassouqui • Mohamed El Baquary • Ousmane Makitane • Ibrahim Ed Dassouquy • Abder Rahim Tagama • Jatawa (province) • Ibrahim Ed Dassouquy • Oumarou Ibrahim • Ibrahim Oumarou.

PAR: ADOUMA ALGHOUBAS

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Les ressources naturelles de la commune de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 30 décembre 2011

Les ressources naturelles de la commune de Timia  dans Liens Gazelle-Dorcas    L’organisation géologique est bien complexe, témoignage  de richesse et de diversité des dépôts durant les différents âges du précambrien quartenaire.
Cette organisation géologique confère à la zone un relief fort contrasté et accidenté permettant d’identifier des unités géomorphologiques suivantes:
- Les massifs montagneux dont les principaux sont : les Monts Bounday, Egalagh, Bilat et Aroyan. Ces unités représentent des grands ensembles rocheux
- les collines: elles sont très éparses et se rencontrent dans toutes les sous zones de la commune.
- les glacis, on les rencontre au niveau des piedmonts des massifs et des collines
- les vallées: elles représentent les terres des réseaux hydrographiques
- regs: on les rencontre un peu partout dans la commune
- ergs: se trouvent dans la partie désertique de la commune
- plaines: elles sont limitées et occupent peu d’espace, elles sont localisées dans les zones réservées à l’élevage.

Climat
Le climat est semi-aride, de type sahélo-saharien avec des amplitudes thermiques élevées. Quant aux précipitations, elles sont faibles et irrégulières dans l’espace et dans le temps. Elles sont conditionnées par la position du Front Intertropical (FIT) qui, au cours de ses balancements atteint en Août sa limite septentrionale. En terme de régime de pluies, la commune rurale de Timia connaît plus ou moins le même sort que le reste du Massif de l’Aïr.
Il faut noter qu’actuellement, elle ne dispose d’aucune station météorologique où l’on peut avoir des données fiables sur les quantités des pluies tombées, les températures, l’évaporation, l’évapotranspiration, l’humidité de l’air et l’ensoleillement.
On peut cependant affirmer que les moyennes annuelles des pluies sont faibles. Elles sont toujours inférieures à 200 mm (A. Morel, 1985). Ces précipitations sont en outre caractérisées par d’assez grandes variations dans l’espace et dans le temps.
Dans l’année, quatre saisons se distinguent:
• La saison froide (Taguerist) qui va de novembre à mars. C’est la saison de l’harmattan, un vent sec qui souffle de manière continue en apportant des brumes sèches. Elle se caractérise par des températures les plus basses de l’année. Pendant le mois de décembre, janvier et février, on peut assister la descente de gelée dans les exploitations maraîchères.
• La saison chaude (Awelan) qui s’étend d’avril à juin. C’est la saison pendant laquelle le Front Intertropicale (FIT) remonte progressivement vers le Nord et la mousson (l’air humide) se glisse sous l’harmattan.
• La saison des pluies (Ghafayt) dure de juillet à septembre. Elle se caractérise par un taux élevé de l’humidité qui se traduit par un léger fléchissement des températures.
• la saison intermédiaire (Gharat) assez courte mais difficile à surmonter par les éleveurs. Elle s’étale de mi-septembre à fin octobre. L’harmattan réapparaît peu à peu, les températures remontent et les pâturages s’assèchent.

Les sols
Les sols identifiés dans la commune se caractérisent par une faible évolution pédologique et une grande sensibilité à l’érosion hydrique et éolienne.
Les principales formations rencontrées sont :
 Les formations fines : elles regroupent les sols évolués et sub-arides limoneux-argileux, ou argileux des vallées et des plaines riches en alluvions;
 Les formations sableuses : elles sont à textures légères (sableux quartzeux) ; elles sont surtout représentées dans les lits mineurs des réseaux hydrographiques
Lors des crues importantes, des milliers de m3 de sols sont emportés par les eaux de ruissellement dont l’érosion se manifeste au niveau des berges de koris, des terrasses alluviales et dans les lits mineurs

Hydrographie
La commue rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont: le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté par de nombreux réseaux hydrographiques.
Ils sont orientés pour la plupart d’Est en Ouest, et rejoignent la grande vallée fossile de l’Azawagh qui, par le Dallol Bosso, se prolonge jusqu’au fleuve Niger.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidet, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré.
Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en deux types :
- les eaux souterraines stockées dans les nappes phréatiques des koris (cours d’eau temporaires) ;
- les sources localisées dans les zones ou les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène…).

Végétation
La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et d’herbacées.
Les principales espèces rencontrées sont:
- espèces arborées : Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.
- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera, etc.
- espèces herbacées : Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.
Ces espèces végétales sont utilisées dans l’alimentation des animaux, comme bois de service ou d’œuvre, bois de chauffe, dans la pharmacopée et aussi dans l’alimentation humaine en période de soudure (fruits et les graines de certaines plantes).
L’aridité du climat et la pression anthropique ne favorisent pas le développement normal de la végétation. D’une façon générale la surexploitation croissante des ligneux et des herbacées, les défrichements répétés à la recherche de nouvelles terres de culture et les phénomènes érosifs constituent autant des facteurs limitant la régénération naturelle des espèces. Nous assistons de plus en plus à une diminution du couvert végétal et à l’amenuisement des espaces réservés aux formations végétales.

Ressources pastorales
Les ressources de l’espace pastoral (points d’eau, pâturage) sont exploitées par des groupes sociaux vivant dans une aire d’attache qui correspond à une unité territoriale reconnue implicitement par les coutumes comme étant le lieu de résidence habituel des groupes (tribus, segments de tribus) pendant toute l’année et partagent en commun les ressources naturelles et les infrastructures existantes.

La commune rurale de Timia présente des ressources pastorales variées mais peu abondantes. Celles-ci se composent d’une végétation éparse constituée des herbacées et d’un pâturage aérien (arbres et arbustes).
Les aires de pâturage sont :
- aires de pâturage des vallées où la végétation est dense et est constituée surtout des espèces arborées et arbustives ;
- aires de pâturage des plaines : la végétation est constituée des ligneux dispersés. Cependant, en saison de pluies on retrouve une importante strate herbacée ;
- aires de pâturage des montagnes, collines et plateaux : en altitude, on retrouve presque le même type de formation végétale que les aires précédemment décrites mais à dominance arbustive.
Ces aires de pâturage sont soumises aux effets néfastes des érosions hydrique et éolienne entraînant respectivement la dégradation des berges des koris, la formation des glacis et espaces dunaires. A ceux-ci viennent s’ajouter les actions anthropiques (coupes abusive, feux de brousse) et les sécheresses répétitives ont contribué à la dégradation des espaces pastoraux et même entraîné la disparition partielle ou totale des nombreuses espèces végétales.

Faune

Chacal dans Liens       Elle est diversifiée. On y rencontre des outardes, des gazelles, des chacals, des autruches, des mouflons, des gazelles, des antilopes, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage et du phénomène de la désertification.

Ressources agricoles
La commune rurale de Timia se caractérise par une pluviométrie faible et aléatoire qui ne permet pas de pratiquer les cultures pluviales. Cependant, la zone regorge de nombreuses nappes phréatiques alimentées par les écoulements d’eau issus des bassins versants des montagnes.
Les nappes phréatiques représentent la première ressource en eau disponible. Leur recharge est tributaire de la pluviométrie
Les terres réservées aux cultures sont restreintes, car la majorité de l’espace de la commune est occupé par des reliefs (montagnes, colline, glacis, regs, etc..). La superficie actuellement occupée par les jardins est estimée à 1177 ha. La commune de Timia compte 981 jardins concentrés surtout dans sa partie centre.
L’extension des terres de culture est très limitée, car les espaces cultivables sont saturés, ce qui rend difficile l’accès à la terre. Les principaux modes d’acquisition des terres dans la commune de Timia sont : l’héritage, le don, l’achat, le prêt, la location et le gage. Ils sont régis par le droit coutumier. On note aussi une combinaison de plusieurs modes d’accès par unité de production familiale à savoir le métayage et l’association avec un exploitant.
Les surfaces mises en valeurs dans les exploitations sont aussi restreintes, leur utilisation exagérée entraîne la fragilité, l’épuisement et la dégradation des sols.
Nous assistons de plus en plus à l’émigration de la population des zones concentrées vers les zones moins peuplées où les terres cultivables sont disponibles, mais leur appropriation n’est pas une tâche facile, car ce sont des zones réservées à l’élevage. Cette occupation constitue parfois une source des conflits entre les éleveurs et les maraîchers.
De l’avis des populations, la tendance évolutive de dix dernières années en matière de production agricole se caractérise par un déficit alimentaire chronique.
De nos jours, les exploitants s’intéressent de plus en plus aux cultures à haute valeur marchande (l’oignon, les agrumes, etc.). Ceci implique l’utilisation abusive des motopompes, des engrais chimiques. Cet état de fait conduit à l’épuisement et à la pollution des nappes phréatiques.
La survie de l’activité maraîchère dans la commune dépend de certains paramètres à savoir :
- L’extension et l’aménagement d’autres terres de culture
- L’amélioration du système d’irrigation :
- Le suivi du niveau des nappes
- L’utilisation rationnelle d’eau d’irrigation
- La maîtrise des opérations culturales
- L’organisation du circuit de commercialisation.

Schéma d’utilisation de ces ressources
Dans le cadre de la gestion des ces ressources, le code rural a prévu un certain nombre d’articles afin d’éviter d’éventuels conflits: concernant les ressources pastorales, les articles 9,10,11,12,13 du chapitre II (section 2) du décret N° 97/006/PRN/MAG/EL du 10 Janvier 1997, stipulent que, la mise en valeur des ressources pastorales consistent en toutes actions ou activités matérielles par lesquelles, un éleveur exploite l’eau et le pâturage pour accroître ou améliorer la production et la reproduction du capital bétail.
Les communautés des pasteurs doivent contribuer à la mise en valeur de l’espace pastoral en prenant toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la protection des ressources hydrauliques et des pâturages surtout là où elles jouissent d’une maîtrise prioritaire telle que définie à l’article 28 de l’ordonnance 93-015 du 02 Mars 1993. Elles doivent aussi contribuer à la conservation des chemins, des aires de pâturage et des points d’eau.
Dans le cas où ces communautés ne respectent pas ces obligations légales ou réglementaires, le code prévoit en son article 13 du même décret, la privation du droit de jouissance prioritaire de ces ressources.
Quant à l’exploitation forestière : Il s’agit notamment du code forestier qui fixent le cadre général de la gestion des ressources forestières mais surtout du décret N° 96-360/PRN/MH/E du 22 octobre 1996 et de l’arrêté N° 0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997. Le décret N° 96-360/PRN/ME/E du 22 octobre 1996 fixe et précise les conditions d’application de l’ordonnance 92-037 du 21 août 1992 relative à l’organisation de la commercialisation et du transport du bois dans les grandes agglomérations et la fiscalité qui lui est applicable. Quant à l’arrêté N°0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997, il porte sur la tarification des redevances perçues à l’occasion de la délivrance du permis d’exploitation, de commercialisation et de transport du bois.

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Ressources en eau, forestières et fauniques de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 28 novembre 2011

    Erris Malan entre Tassalwat et Zomo...               La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et herbacées. D’une manière générale, cette végétation est confrontée aux problèmes de surpâturage, de coupe anarchique et abusive de bois. Les ressources ligneuses sont les principales sources d’énergie utilisées dans les ménages et sont aussi utilisées pour le bois d’oeuvre et les services.

Les principales espèces rencontrées sont :
– Espèces arborées: Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.

- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera (tirza), etc.

- Espèces herbacées: Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.

La faune est peu diversifiée, composée des outardes, des gazelles, des chacals, des mouflons, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage, du manque d’habitat et de l’insuffisance d’eau…. Certaines, comme l’autruche, ont complètement disparu de la zone.

Ressources en eau

La commune rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont : le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté à de nombreux réseaux hydrographiques secondaires.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidat, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré. Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en trois types :

- les eaux souterraines dont les nappes phréatiques dont la profondeur varie entre 10 à 20 m ;
– les sources localisées dans les zones où les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène, …).
– Les gueltas (cascade, etc.)

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