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    Oh mon Dieu, vous êtes malheureux
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    Vous devriez bouger
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    Concentrez-vous sur votre vie
    Soyez sincère et regardez votre mal
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    -Quand on commence par le dialogue on aboutit à une solution

    - Repousse l'obscurité et déplace toi librement dans la lumière

    - Si Dieu est pour nous qui sera contre nous

    - On entend le fracas des arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse

    - Au bout de la patience il y a le ciel

    - Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera

    - Le monde est du côté de celui qui est debout

    - Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles

    - Tourne ton visage vers le soleil ainsi l'ombre restera-t-elle derrière toi

    - Se cacher dans la parole ? Mieux vaut se cacher dans le silence

    - Ton ami d'aujourd'hui sera ton ami dans l'au-delà

    - La bouche a un verrou qui est le silence

    - Mieux vaut passer la nuit avec la colère que de se réveiller avec la haine

    - L'arbre du silence porte les fruits de la paix

    - Il faut creuser les puits aujourd'hui pour étancher les soifs de demain

    - La culture est plus qu'un avoir elle est un être

    - Il vaut mieux se lever sans savoir où l'on va que rester assis sans rien faire …

    - Qu'importe si le chemin est long, du moment qu'au bout il y a un puits

    - Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres

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LE FESTIVAL DE l’AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA

Posté par Ousmane Alghoubas le 31 décembre 2012

 LE FESTIVAL DE l'AIR DU 8 AU 10 MARS 2013 A TIMIA dans Liens festival-de-layyirjpgCette manifestation a lieu chaque année dans  l’AIR et rassemble des centaines de touaregs de tout le massif de l’Aïr. Les Touaregs en tenue d’apparat reconstituent les parades et les défilés pratiqués habituellement à l’occasion des fêtes majeures ou des grands mariages. Au programme : chants, danses traditionnelles et courses de chameaux et concours en tous genres. A cette occasion, les méharistes les plus remarqués masquent leur visage avec un imposant turban d’indigo brillant et sont parfois intégralement recouverts de la même étoffe. Une occasion unique de découvrir les richesses culturelles et touristiques du Sahara nigérien.

Lieu: Timia, région d’Agadez.

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Les ressources naturelles de la commune de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 30 décembre 2011

Les ressources naturelles de la commune de Timia  dans Liens Gazelle-Dorcas    L’organisation géologique est bien complexe, témoignage  de richesse et de diversité des dépôts durant les différents âges du précambrien quartenaire.
Cette organisation géologique confère à la zone un relief fort contrasté et accidenté permettant d’identifier des unités géomorphologiques suivantes:
- Les massifs montagneux dont les principaux sont : les Monts Bounday, Egalagh, Bilat et Aroyan. Ces unités représentent des grands ensembles rocheux
- les collines: elles sont très éparses et se rencontrent dans toutes les sous zones de la commune.
- les glacis, on les rencontre au niveau des piedmonts des massifs et des collines
- les vallées: elles représentent les terres des réseaux hydrographiques
- regs: on les rencontre un peu partout dans la commune
- ergs: se trouvent dans la partie désertique de la commune
- plaines: elles sont limitées et occupent peu d’espace, elles sont localisées dans les zones réservées à l’élevage.

Climat
Le climat est semi-aride, de type sahélo-saharien avec des amplitudes thermiques élevées. Quant aux précipitations, elles sont faibles et irrégulières dans l’espace et dans le temps. Elles sont conditionnées par la position du Front Intertropical (FIT) qui, au cours de ses balancements atteint en Août sa limite septentrionale. En terme de régime de pluies, la commune rurale de Timia connaît plus ou moins le même sort que le reste du Massif de l’Aïr.
Il faut noter qu’actuellement, elle ne dispose d’aucune station météorologique où l’on peut avoir des données fiables sur les quantités des pluies tombées, les températures, l’évaporation, l’évapotranspiration, l’humidité de l’air et l’ensoleillement.
On peut cependant affirmer que les moyennes annuelles des pluies sont faibles. Elles sont toujours inférieures à 200 mm (A. Morel, 1985). Ces précipitations sont en outre caractérisées par d’assez grandes variations dans l’espace et dans le temps.
Dans l’année, quatre saisons se distinguent:
• La saison froide (Taguerist) qui va de novembre à mars. C’est la saison de l’harmattan, un vent sec qui souffle de manière continue en apportant des brumes sèches. Elle se caractérise par des températures les plus basses de l’année. Pendant le mois de décembre, janvier et février, on peut assister la descente de gelée dans les exploitations maraîchères.
• La saison chaude (Awelan) qui s’étend d’avril à juin. C’est la saison pendant laquelle le Front Intertropicale (FIT) remonte progressivement vers le Nord et la mousson (l’air humide) se glisse sous l’harmattan.
• La saison des pluies (Ghafayt) dure de juillet à septembre. Elle se caractérise par un taux élevé de l’humidité qui se traduit par un léger fléchissement des températures.
• la saison intermédiaire (Gharat) assez courte mais difficile à surmonter par les éleveurs. Elle s’étale de mi-septembre à fin octobre. L’harmattan réapparaît peu à peu, les températures remontent et les pâturages s’assèchent.

Les sols
Les sols identifiés dans la commune se caractérisent par une faible évolution pédologique et une grande sensibilité à l’érosion hydrique et éolienne.
Les principales formations rencontrées sont :
 Les formations fines : elles regroupent les sols évolués et sub-arides limoneux-argileux, ou argileux des vallées et des plaines riches en alluvions;
 Les formations sableuses : elles sont à textures légères (sableux quartzeux) ; elles sont surtout représentées dans les lits mineurs des réseaux hydrographiques
Lors des crues importantes, des milliers de m3 de sols sont emportés par les eaux de ruissellement dont l’érosion se manifeste au niveau des berges de koris, des terrasses alluviales et dans les lits mineurs

Hydrographie
La commue rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont: le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté par de nombreux réseaux hydrographiques.
Ils sont orientés pour la plupart d’Est en Ouest, et rejoignent la grande vallée fossile de l’Azawagh qui, par le Dallol Bosso, se prolonge jusqu’au fleuve Niger.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidet, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré.
Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en deux types :
- les eaux souterraines stockées dans les nappes phréatiques des koris (cours d’eau temporaires) ;
- les sources localisées dans les zones ou les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène…).

Végétation
La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et d’herbacées.
Les principales espèces rencontrées sont:
- espèces arborées : Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.
- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera, etc.
- espèces herbacées : Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.
Ces espèces végétales sont utilisées dans l’alimentation des animaux, comme bois de service ou d’œuvre, bois de chauffe, dans la pharmacopée et aussi dans l’alimentation humaine en période de soudure (fruits et les graines de certaines plantes).
L’aridité du climat et la pression anthropique ne favorisent pas le développement normal de la végétation. D’une façon générale la surexploitation croissante des ligneux et des herbacées, les défrichements répétés à la recherche de nouvelles terres de culture et les phénomènes érosifs constituent autant des facteurs limitant la régénération naturelle des espèces. Nous assistons de plus en plus à une diminution du couvert végétal et à l’amenuisement des espaces réservés aux formations végétales.

Ressources pastorales
Les ressources de l’espace pastoral (points d’eau, pâturage) sont exploitées par des groupes sociaux vivant dans une aire d’attache qui correspond à une unité territoriale reconnue implicitement par les coutumes comme étant le lieu de résidence habituel des groupes (tribus, segments de tribus) pendant toute l’année et partagent en commun les ressources naturelles et les infrastructures existantes.

La commune rurale de Timia présente des ressources pastorales variées mais peu abondantes. Celles-ci se composent d’une végétation éparse constituée des herbacées et d’un pâturage aérien (arbres et arbustes).
Les aires de pâturage sont :
- aires de pâturage des vallées où la végétation est dense et est constituée surtout des espèces arborées et arbustives ;
- aires de pâturage des plaines : la végétation est constituée des ligneux dispersés. Cependant, en saison de pluies on retrouve une importante strate herbacée ;
- aires de pâturage des montagnes, collines et plateaux : en altitude, on retrouve presque le même type de formation végétale que les aires précédemment décrites mais à dominance arbustive.
Ces aires de pâturage sont soumises aux effets néfastes des érosions hydrique et éolienne entraînant respectivement la dégradation des berges des koris, la formation des glacis et espaces dunaires. A ceux-ci viennent s’ajouter les actions anthropiques (coupes abusive, feux de brousse) et les sécheresses répétitives ont contribué à la dégradation des espaces pastoraux et même entraîné la disparition partielle ou totale des nombreuses espèces végétales.

Faune

Chacal dans Liens       Elle est diversifiée. On y rencontre des outardes, des gazelles, des chacals, des autruches, des mouflons, des gazelles, des antilopes, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage et du phénomène de la désertification.

Ressources agricoles
La commune rurale de Timia se caractérise par une pluviométrie faible et aléatoire qui ne permet pas de pratiquer les cultures pluviales. Cependant, la zone regorge de nombreuses nappes phréatiques alimentées par les écoulements d’eau issus des bassins versants des montagnes.
Les nappes phréatiques représentent la première ressource en eau disponible. Leur recharge est tributaire de la pluviométrie
Les terres réservées aux cultures sont restreintes, car la majorité de l’espace de la commune est occupé par des reliefs (montagnes, colline, glacis, regs, etc..). La superficie actuellement occupée par les jardins est estimée à 1177 ha. La commune de Timia compte 981 jardins concentrés surtout dans sa partie centre.
L’extension des terres de culture est très limitée, car les espaces cultivables sont saturés, ce qui rend difficile l’accès à la terre. Les principaux modes d’acquisition des terres dans la commune de Timia sont : l’héritage, le don, l’achat, le prêt, la location et le gage. Ils sont régis par le droit coutumier. On note aussi une combinaison de plusieurs modes d’accès par unité de production familiale à savoir le métayage et l’association avec un exploitant.
Les surfaces mises en valeurs dans les exploitations sont aussi restreintes, leur utilisation exagérée entraîne la fragilité, l’épuisement et la dégradation des sols.
Nous assistons de plus en plus à l’émigration de la population des zones concentrées vers les zones moins peuplées où les terres cultivables sont disponibles, mais leur appropriation n’est pas une tâche facile, car ce sont des zones réservées à l’élevage. Cette occupation constitue parfois une source des conflits entre les éleveurs et les maraîchers.
De l’avis des populations, la tendance évolutive de dix dernières années en matière de production agricole se caractérise par un déficit alimentaire chronique.
De nos jours, les exploitants s’intéressent de plus en plus aux cultures à haute valeur marchande (l’oignon, les agrumes, etc.). Ceci implique l’utilisation abusive des motopompes, des engrais chimiques. Cet état de fait conduit à l’épuisement et à la pollution des nappes phréatiques.
La survie de l’activité maraîchère dans la commune dépend de certains paramètres à savoir :
- L’extension et l’aménagement d’autres terres de culture
- L’amélioration du système d’irrigation :
- Le suivi du niveau des nappes
- L’utilisation rationnelle d’eau d’irrigation
- La maîtrise des opérations culturales
- L’organisation du circuit de commercialisation.

Schéma d’utilisation de ces ressources
Dans le cadre de la gestion des ces ressources, le code rural a prévu un certain nombre d’articles afin d’éviter d’éventuels conflits: concernant les ressources pastorales, les articles 9,10,11,12,13 du chapitre II (section 2) du décret N° 97/006/PRN/MAG/EL du 10 Janvier 1997, stipulent que, la mise en valeur des ressources pastorales consistent en toutes actions ou activités matérielles par lesquelles, un éleveur exploite l’eau et le pâturage pour accroître ou améliorer la production et la reproduction du capital bétail.
Les communautés des pasteurs doivent contribuer à la mise en valeur de l’espace pastoral en prenant toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la protection des ressources hydrauliques et des pâturages surtout là où elles jouissent d’une maîtrise prioritaire telle que définie à l’article 28 de l’ordonnance 93-015 du 02 Mars 1993. Elles doivent aussi contribuer à la conservation des chemins, des aires de pâturage et des points d’eau.
Dans le cas où ces communautés ne respectent pas ces obligations légales ou réglementaires, le code prévoit en son article 13 du même décret, la privation du droit de jouissance prioritaire de ces ressources.
Quant à l’exploitation forestière : Il s’agit notamment du code forestier qui fixent le cadre général de la gestion des ressources forestières mais surtout du décret N° 96-360/PRN/MH/E du 22 octobre 1996 et de l’arrêté N° 0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997. Le décret N° 96-360/PRN/ME/E du 22 octobre 1996 fixe et précise les conditions d’application de l’ordonnance 92-037 du 21 août 1992 relative à l’organisation de la commercialisation et du transport du bois dans les grandes agglomérations et la fiscalité qui lui est applicable. Quant à l’arrêté N°0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997, il porte sur la tarification des redevances perçues à l’occasion de la délivrance du permis d’exploitation, de commercialisation et de transport du bois.

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Ressources naturelles

Posté par Ousmane Alghoubas le 30 décembre 2011

Ressources naturelles Mont-Bouday-Timia

Vue de Bounday à partir de Eriss Malan

L’organisation géologique est bien complexe, témoignage de richesse et de diversité des dépôts durant les différents âges du précambrien quartenaire.
Cette organisation géologique confère à la zone un relief fort contrasté et accidenté permettant d’identifier des unités géomorphologiques suivantes:
- Les massifs montagneux dont les principaux sont : les Monts Bounday, Egalagh, Bilat et Aroyan. Ces unités représentent des grands ensembles rocheux
- les collines: elles sont très éparses et se rencontrent dans toutes les sous zones de la commune.
- les glacis, on les rencontre au niveau des piedmonts des massifs et des collines
- les vallées: elles représentent les terres des réseaux hydrographiques
- regs: on les rencontre un peu partout dans la commune
- ergs: se trouvent dans la partie désertique de la commune
- plaines: elles sont limitées et occupent peu d’espace, elles sont localisées dans les zones réservées à l’élevage.

Climat
Le climat est semi-aride, de type sahélo-saharien avec des amplitudes thermiques élevées. Quant aux précipitations, elles sont faibles et irrégulières dans l’espace et dans le temps. Elles sont conditionnées par la position du Front Intertropical (FIT) qui, au cours de ses balancements atteint en Août sa limite septentrionale. En terme de régime de pluies, la commune rurale de Timia connaît plus ou moins le même sort que le reste du Massif de l’Aïr.
Il faut noter qu’actuellement, elle ne dispose d’aucune station météorologique où l’on peut avoir des données fiables sur les quantités des pluies tombées, les températures, l’évaporation, l’évapotranspiration, l’humidité de l’air et l’ensoleillement.
On peut cependant affirmer que les moyennes annuelles des pluies sont faibles. Elles sont toujours inférieures à 200 mm (A. Morel, 1985). Ces précipitations sont en outre caractérisées par d’assez grandes variations dans l’espace et dans le temps.
Dans l’année, quatre saisons se distinguent:
• La saison froide (Taguerist) qui va de novembre à mars. C’est la saison de l’harmattan, un vent sec qui souffle de manière continue en apportant des brumes sèches. Elle se caractérise par des températures les plus basses de l’année. Pendant le mois de décembre, janvier et février, on peut assister la descente de gelée dans les exploitations maraîchères.
• La saison chaude (Awelan) qui s’étend d’avril à juin. C’est la saison pendant laquelle le Front Intertropicale (FIT) remonte progressivement vers le Nord et la mousson (l’air humide) se glisse sous l’harmattan.
• La saison des pluies (Ghafayt) dure de juillet à septembre. Elle se caractérise par un taux élevé de l’humidité qui se traduit par un léger fléchissement des températures.
• la saison intermédiaire (Gharat) assez courte mais difficile à surmonter par les éleveurs. Elle s’étale de mi-septembre à fin octobre. L’harmattan réapparaît peu à peu, les températures remontent et les pâturages s’assèchent.

Les sols
Les sols identifiés dans la commune se caractérisent par une faible évolution pédologique et une grande sensibilité à l’érosion hydrique et éolienne.
Les principales formations rencontrées sont :
 Les formations fines : elles regroupent les sols évolués et sub-arides limoneux-argileux, ou argileux des vallées et des plaines riches en alluvions;
 Les formations sableuses : elles sont à textures légères (sableux quartzeux) ; elles sont surtout représentées dans les lits mineurs des réseaux hydrographiques
Lors des crues importantes, des milliers de m3 de sols sont emportés par les eaux de ruissellement dont l’érosion se manifeste au niveau des berges de koris, des terrasses alluviales et dans les lits mineurs

Tassaq

Le grand oued Tassalwat qui alimente la nappe phréatique de Timia

Hydrographie
La commue rurale de Timia est traversée par de nombreux réseaux hydrographiques dont les principaux sont: le réseau hydrographique de Timia (Azar), d’Anoumakaran, d’Assodey, de Malatass, de Zomo, d’Ejaragdou, de Tafidat, d’Anfissag, d’Ajirou, etc… Ces réseaux entaillent les hauts reliefs de massif. Il existe aussi des réseaux hydrographiques secondaires qui sont les affluents des principales vallées. Chaque réseau hydrographique principal est connecté par de nombreux réseaux hydrographiques.
Ils sont orientés pour la plupart d’Est en Ouest, et rejoignent la grande vallée fossile de l’Azawagh qui, par le Dallol Bosso, se prolonge jusqu’au fleuve Niger.
Seuls quelques rares réseaux hydrographiques (Tafidet, Ejaragdou, etc..) se perdent dans le sable du Ténéré.
Les bordures de ces réseaux hydrographiques constituent un espace viable dans lequel la population s’adonne aux activités maraîchères et à l’élevage.
Quant aux ressources hydriques, elles peuvent être classées en deux types :
- les eaux souterraines stockées dans les nappes phréatiques des koris (cours d’eau temporaires) ;
- les sources localisées dans les zones ou les failles permettent une remontée naturelle des eaux (Tataye, Igloulaf, Timia, Tiwirkidène…).

Végétation
La végétation de la commune est assez diversifiée et répartie de façon hétérogène. Dans les vallées et sur certaines plaines inondables pousse une végétation composée d’une grande variété de plantes ligneuses et d’herbacées.
Les principales espèces rencontrées sont:
- espèces arborées : Acacia radiana (Afagag), Acacia nilotica (Tigar), Balanites aegyptiaca (Aboragh), Acacia albida (Atiss). Ces espèces se retrouvent surtout dans les vallées et éparses dans les plaines.
- espèces arbustives : Salvadora persica (abizguine), Maerua crassifolia (Agar), Boscia senegalensis (Tadent), Ereivia bicolor (Terakat), Prozopis juliflora, Acacia erhenbergiana (Tamat), Acacia seyal, Calotropis procera, etc.
- espèces herbacées : Panicum turgidium (afazo), Shouwia thebeica (Alwat), Tribulus terrestris (Tagaroft), Cenchrus biflorus (Wajag), etc. Les herbacées sont des plantes qui ne poussent qu’en saison pluvieuse.
Ces espèces végétales sont utilisées dans l’alimentation des animaux, comme bois de service ou d’œuvre, bois de chauffe, dans la pharmacopée et aussi dans l’alimentation humaine en période de soudure (fruits et les graines de certaines plantes).
L’aridité du climat et la pression anthropique ne favorisent pas le développement normal de la végétation. D’une façon générale la surexploitation croissante des ligneux et des herbacées, les défrichements répétés à la recherche de nouvelles terres de culture et les phénomènes érosifs constituent autant des facteurs limitant la régénération naturelle des espèces. Nous assistons de plus en plus à une diminution du couvert végétal et à l’amenuisement des espaces réservés aux formations végétales.

Ressources pastorales
Les ressources de l’espace pastoral (points d’eau, pâturage) sont exploitées par des groupes sociaux vivant dans une aire d’attache qui correspond à une unité territoriale reconnue implicitement par les coutumes comme étant le lieu de résidence habituel des groupes (tribus, segments de tribus) pendant toute l’année et partagent en commun les ressources naturelles et les infrastructures existantes.

La commune rurale de Timia présente des ressources pastorales variées mais peu abondantes. Celles-ci se composent d’une végétation éparse constituée des herbacées et d’un pâturage aérien (arbres et arbustes).
Les aires de pâturage sont :
- aires de pâturage des vallées où la végétation est dense et est constituée surtout des espèces arborées et arbustives ;
- aires de pâturage des plaines : la végétation est constituée des ligneux dispersés. Cependant, en saison de pluies on retrouve une importante strate herbacée ;
- aires de pâturage des montagnes, collines et plateaux : en altitude, on retrouve presque le même type de formation végétale que les aires précédemment décrites mais à dominance arbustive.
Ces aires de pâturage sont soumises aux effets néfastes des érosions hydrique et éolienne entraînant respectivement la dégradation des berges des koris, la formation des glacis et espaces dunaires. A ceux-ci viennent s’ajouter les actions anthropiques (coupes abusive, feux de brousse) et les sécheresses répétitives ont contribué à la dégradation des espaces pastoraux et même entraîné la disparition partielle ou totale des nombreuses espèces végétales.

Agayiss

Une espèce en voie de disparition

  Faune
Elle est diversifiée. On y rencontre des outardes, des gazelles, des chacals, des autruches, des mouflons, des gazelles, des antilopes, etc… Ces espèces se font de plus en plus rares à cause du braconnage et du phénomène de la désertification.

Ressources agricoles
La commune rurale de Timia se caractérise par une pluviométrie faible et aléatoire qui ne permet pas de pratiquer les cultures pluviales. Cependant, la zone regorge de nombreuses nappes phréatiques alimentées par les écoulements d’eau issus des bassins versants des montagnes.
Les nappes phréatiques représentent la première ressource en eau disponible. Leur recharge est tributaire de la pluviométrie
Les terres réservées aux cultures sont restreintes, car la majorité de l’espace de la commune est occupé par des reliefs (montagnes, colline, glacis, regs, etc..). La superficie actuellement occupée par les jardins est estimée à 1177 ha. La commune de Timia compte 981 jardins concentrés surtout dans sa partie centre.
L’extension des terres de culture est très limitée, car les espaces cultivables sont saturés, ce qui rend difficile l’accès à la terre. Les principaux modes d’acquisition des terres dans la commune de Timia sont : l’héritage, le don, l’achat, le prêt, la location et le gage. Ils sont régis par le droit coutumier. On note aussi une combinaison de plusieurs modes d’accès par unité de production familiale à savoir le métayage et l’association avec un exploitant.
Les surfaces mises en valeurs dans les exploitations sont aussi restreintes, leur utilisation exagérée entraîne la fragilité, l’épuisement et la dégradation des sols.
Nous assistons de plus en plus à l’émigration de la population des zones concentrées vers les zones moins peuplées où les terres cultivables sont disponibles, mais leur appropriation n’est pas une tâche facile, car ce sont des zones réservées à l’élevage. Cette occupation constitue parfois une source des conflits entre les éleveurs et les maraîchers.
De l’avis des populations, la tendance évolutive de dix dernières années en matière de production agricole se caractérise par un déficit alimentaire chronique.
De nos jours, les exploitants s’intéressent de plus en plus aux cultures à haute valeur marchande (l’oignon, les agrumes, etc.). Ceci implique l’utilisation abusive des motopompes, des engrais chimiques. Cet état de fait conduit à l’épuisement et à la pollution des nappes phréatiques.
La survie de l’activité maraîchère dans la commune dépend de certains paramètres à savoir :
- L’extension et l’aménagement d’autres terres de culture
- L’amélioration du système d’irrigation :
- Le suivi du niveau des nappes
- L’utilisation rationnelle d’eau d’irrigation
- La maîtrise des opérations culturales
- L’organisation du circuit de commercialisation.

SchChacaléma d’utilisation de ces ressources
    Dans le cadre de la gestion des ces ressources, le code rural a prévu un certain nombre d’articles afin d’éviter d’éventuels conflits: concernant les ressources pastorales, les articles 9,10,11,12,13 du chapitre II (section 2) du décret N° 97/006/PRN/MAG/EL du 10 Janvier 1997, stipulent que, la mise en valeur des ressources pastorales consistent en toutes actions ou activités matérielles par lesquelles, un éleveur exploite l’eau et le pâturage pour accroître ou améliorer la production et la reproduction du capital bétail.
Les communautés des pasteurs doivent contribuer à la mise en valeur de l’espace pastoral en prenant toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la protection des ressources hydrauliques et des pâturages surtout là où elles jouissent d’une maîtrise prioritaire telle que définie à l’article 28 de l’ordonnance 93-015 du 02 Mars 1993. Elles doivent aussi contribuer à la conservation des chemins, des aires de pâturage et des points d’eau.
Dans le cas où ces communautés ne respectent pas ces obligations légales ou réglementaires, le code prévoit en son article 13 du même décret, la privation du droit de jouissance prioritaire de ces ressources.
Quant à l’exploitation forestière : Il s’agit notamment du code forestier qui fixent le cadre général de la gestion des ressources forestières mais surtout du décret N° 96-360/PRN/MH/E du 22 octobre 1996 et de l’arrêté N° 0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997. Le décret N° 96-360/PRN/ME/E du 22 octobre 1996 fixe et précise les conditions d’application de l’ordonnance 92-037 du 21 août 1992 relative à l’organisation de la commercialisation et du transport du bois dans les grandes agglomérations et la fiscalité qui lui est applicable. Quant à l’arrêté N°0039/MH/E/DE du 15 juillet 1997, il porte sur la tarification des redevances perçues à l’occasion de la délivrance du permis d’exploitation, de commercialisation et de transport du bois.

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Education et Santé

Posté par Ousmane Alghoubas le 26 décembre 2011

Education et Santé Ma-classe Secteur éducatif

Sur le plan de l’éducation, la commune compte actuellement 13 écoles primaires et 1 collège d’enseignement général nouvellement créé, une école maternelle, et une école franco arabe. Notons aussi l’existence des écoles coraniques  dans tous les villages et certains campements.

Parmi les écoles publiques 4 seulement disposent des cantines scolaires (écoles primaires Timia, Abarakane / krib-krib, Tekanassar, et Tefarawt).

Compte tenu de la non maîtrise de la population scolarisable de la commune, le taux de couverture scolaire utilisé est celui de la zone rurale du département d’Arlit qui est de 42% en 2005.

En matière d’alphabétisation des adultes, la commune dispose de 12 centres d’alphabétisation dont la majorité n’est pas opérationnelle à cause de l’insuffisance d’encadrement  des bénéficiaires.

Concernant le Collège, pour le moment il ne dispose d’aucune infrastructure. Les classes sont construites en matériaux locaux (paillotes).

Les contraintes majeures relevées sont :

-          faible taux de couverture de la commune (écoles en nombre insuffisant pour les besoins de la commune) ;

-          insuffisance du personnel enseignant en quantité et en qualité;

-          insuffisance de cantines scolaires;

-          déperdition des effectifs scolaires

-          manque de soutien des enfants par les parents.

Sur le plan des potentialités, on peut retenir à l’échelle de cette commune : 

-          Une importante population scolarisable;

-          La présence des projets qui interviennent sur ce secteur.

Villages/Campe-ments  TYPE Nom-bre Nb des classes Nb niveau

Effectif total

Enseignants  Observations
filles Gar-çons total Titul-aires Contrac-tuels To-tal
  

 

 

Timia

CEG (2005) 1 2 2 10 26 36 1 3 4 Paillotes
Écoles maternelles (2004)  1  1  1  3  2  5  0  1  1  
Ecoles Francoarabe (2000)  1  3  3  11  32  43  1  2  3 Écoles non clôturées
Ecoles publiques (1960)  1  7  6  119  159  278  4  2  6 Ecole clôturéeDortoirs,1cantine scolaire (PAM), 1cuisine,Magasin 
  

Tassalwat

Ecoles publiques (1979)  1  3  6  39  59  98  2  1  3 École clôturée, logement Directeur, 1magasin, 1cuisine, pas de cantine
Assodey Ecoles publiques (2001)  1  1  0  0  0  0  0  0  0 École fermée
Abarakan – krib krib Ecoles publiques(1995)  1  4  6

 

 55  56  111  1  2  3 Ecole clôturée2 dortoirs,1cantine scolaire (PAM)

60% réussite

Tekanas-sar Écoles publiques(2003)  1  1  2  3  16  19  0  1  1 Cantine scolaire (Association Amie Niger Rhône Alpes)
 Idawden

 

Ecoles publiques(1998- 1999)  1  4  5  36  8  74  1  2 3  2 latrines semi-dure1jardin scolaire

2machines à coudre

 Tefarawt

 

Ecoles publiques(1987)  1  3  6  35  76  111  1  3  4 Ecole clôturée2 latrines,1dortoir

1cuisine,1 magasin

1cantine scolaire

Zomo  Ecoles publiques(2001)  1  1  1  2  4  6  0  1   Programme spécial
Ajirou  Ecoles publiques(2001)

 

 1  2  2  3  15  18  0  1  1  -
Oufen Ecoles publiques (2001)  1  3  5  13  43  56  1  1  2  -
Chistène Ecoles publiques 1 2 4 13 29 42 1 1 2 -
Tewat Ecoles publiques 1 1 2 5 10 15 0 1 1 Programme spécial
Tchigourène 1 1 0 0 0 0 0 0 0 Ecole fermée

Total écoles maternelle

1 1 1 3 2 5 0 1 1 -
Total écoles Franco arabe 1 3 3 11 32 43 1 2 3 -
Total écoles publiques 13 33 45 323 505 828 11 16 27 -
Total CEG 1 2 2 10 26 36 1 3 4 -
Totaux 16 39 51 347 565 912 13 22 35 -

Infrastructures sanitaires

La commune de Timia compte deux (2) Centres de Santé Intégrée (CSI) dont l’un est localisé au chef lieu de la commune et le deuxième au village d’Abarakan. Quant aux cases de santé qui sont rattachées à ces CSI, elles sont au nombre de huit (8). La commune dispose aussi d’une maternité, des secouristes/ matrones et des centres nutritionnels repartis entre les différents villages et campements.

Infrastru-ctures Nombre Qualité Sous zones Villages/Campements Observations
CSI 2 Moyenne(dure) Timia Timia, Abarakan Celui de Timia date de la période coloniale
Maternité

1

Moyenne(semi-dure) Timia    
Cases de santé

8

Bonne (dure)   Tassalwat, zomo,Ajirou, Idawden,Oufen, Tewat,Tchistène, Tefarawt La toiture de la case de santé de Tewat est en mauvais état dû aux vents.

Les CSI de Timia et d’Abarakan sont dotés chacun d’une ambulance à gestion communautaire et des dépôts pharmaceutiques. Celui de Timia dispose aussi d’une moto DT 125.  

Les maladies qui sont fréquentes sont :, les affections respiratoires, le paludisme, les affections dermatologiques, les traumatismes (plaies, brûlures), les affections digestives, la conjonctivite, la diarrhée simple, la diarrhée sanguinolente, les affections bucco-dentaires et les affections urinaires.

Quant au personnel d’encadrement des CSI, il est composé des infirmiers diplômés d’Etat, des infirmiers certifiés d’Etat et des contractuels.

Tandis que le personnel des cases de santé, se compose des agents de santé communautaire (ASC) à raison d’un agent par case de santé. Ils sont tous contractuels de l’Etat et ne disposent d’aucun moyen de déplacement.

Le taux de couverture sanitaire est de 13,9% pour la zone rurale du département d’Arilt.

Les contraintes rencontrées sont :

-         problèmes d’hygiène générale ;

-          prolifération des vecteurs des maladies pendant la récolte des dattes

-          mauvais état des pistes rurales (difficulté d’accessibilité),

-          insuffisance de formation des membres des comités de gestion et de santé des CSI et des cases de santé ;

-          les femmes ne viennent en consultation qu’au 6ème mois ou 9ème mois.

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Economie

Posté par Ousmane Alghoubas le 26 décembre 2011

Economie Mohamed-Tassalwat-21L’économie de la commune rurale de Timia repose sur le maraîchage, l’élevage, le commerce, l’artisanat et le tourisme. C’est une économie dans laquelle la population utilise encore des moyens d’exploitation traditionnels.

 Le maraîchage

Les exploitants mettent en valeur les terres marginales (bordures des koris) situées de part et d’autre du lit mineur des koris (réseaux hydrographiques). Les sols sont de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux.

La culture irriguée est l’activité principale ; l’irrigation est du type gravitaire utilisant un animal d’exhaure dressé à cet effet ou une motopompe.

Le niveau statique de l’eau varie selon les sous zones allant de7 mà20 m.

Les besoins en eau sont de plus en plus grandissant à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées.

La maîtrise de l’eau et son utilisation rationnelle s’avèrent une nécessité dans la commune, des études devraient s’appuyer dans ce sens afin de trouver un mécanisme dans la mise en place des ouvrages de gestion des eaux de pluies.

Certes des ouvrages ont été réalisés dans le cadre de l’aménagement des certains koris vers 1975  parla GKW ; ces ouvrages ont servi uniquement pour la protection des berges des koris contre les inondations par les eaux de ruissellement des bassins versants durant la saison pluvieuse

 a)    Les cultures pratiquées

 Les jardins de la commune sont mis en valeur toute l’année et les cultures sont diversifiées ; il s’agit  par ordre d’importance : des cultures céréalières, des cultures fruitières et des cultures légumières.

 ●  Les cultures céréalières 

Les plantes cultivées sont : le blé, le maïs, l’orge et le mil. Le blé et l’orge sont surtout cultivés durant la saison froide (décembre à mars), le mil en saison chaude humide, tandis que le maïs n’a pas de période fixe. Les semences sont produites sur place par les jardiniers. La production de ces cultures est destinée à l’autoconsommation et une infime partie est vendue localement. Ce sont des cultures de subsistance, la production couvre difficilement les besoins de la population.

 ●  Les cultures fruitières

L’arboriculture est très développée dans la commune de Timia, c’est ce qui lui donne la configuration d’une oasis. Timia est réputé pour sa production en  dattes, en agrumes (orange, pamplemousse, mandarine, etc..) et en raisins.

  Les palmiers dattiers

 L’introduction de cet arbre fruitier date de longtemps dans la commune. Les palmiers dattiers sont cultivés en association avec les cultures céréalières et légumières. Ils présentent une multitude de variétés.

 La production des palmiers dattiers se fait par les graines ou par des rejets. La récolte des dattes est faite à partir de fin juin à fin Août. Les dattes produites entrent dans la consommation de la famille et sont vendues au niveau local et ailleurs. Les palmes tirées de cet arbre entrent aussi dans la construction des maisons et dans l’artisanat (cordes, vans, nattes, corbeilles, etc..).

  Les agrumes 

 Il s’agit des pamplemoussiers, des orangers, des mandariniers et des citronniers. En dehors des citronniers, leur introduction est récente et a été faite vers les années 1975 à travers l’appui du GKW. La production des plants se fait par graines ou par greffage ; les jardiniers maîtrisent la technique de greffage.

 La culture de ces plantes a pris une grande importance ces dernières années grâce à la valeur économique qu’elle engendre. Ce sont des cultures marchandes par excellence. Les produits (oranges, pamplemousses, mandarines) sont écoulés sur le marché d’Agadez et d’Arlit.

 La cueillette des fruits se fait pour le pamplemoussier d’octobre à décembre, pour le mandarinier en octobre-novembre et l’oranger de novembre à février.

  Le Grenadier

 C’est un arbuste fruitier de la méditerranée, il a été introduit par les pèlerins de Timia vers les années 1973. Les fruits sont destinés à la consommation et à la vente. La production des plants se fait par  graines ou par bouturage.

La récolte des fruits se fait en deux périodes : de juin à juillet et en décembre.

  La vigne

 Cette culture a été récemment introduite dans la commune. Il existe deux variétés de vigne : la variété à raisins rouge introduite par des exodants en Algérie vers 1985 et la variété à raisins blancs introduite en 1986 par un coopérant Français. Depuis lors sa culture s’est étendue dans toute la zone. La production des plants se fait soit à partir des graines , soit à partir des boutures. Les fruits sont destinés à la vente et à la consommation. Ils sont récoltés en juin et août pour les deux variétés et aussi en décembre pour la variété rouge.

 ●  Les cultures légumières

 Les plantes légumières cultivées sont : l’oignon, la tomate, l’ail, le poivron, le piment, la laitue, le chou, l’oseille, le corchorus sp, les curcubitacées, etc …Celles dont la culture est importante sont : l’oignon, la tomate, l’ail et le poivron ; ce sont des cultures marchandes même si une partie sert d’autoconsommation. Les semences sont tantôt produites sur place, tantôt achetées au marché d’Agadez.

 b)    Occupation des cultures dans les sols

 La répartition des cultures dans l’espace (assolements) dépend du type de culture.

Les différents types de soles rencontrées sont:

-          la culture pure du maïs, du blé, de tomate, d’oignon, du poivron et du mil.

-          Les associations de culture comme blé – orge, maïs – plantes légumières, arbres fruitier-plantes céréalières, arbres fruitiers-plantes légumières, entre les arbres fruitiers et les plantes légumières sont courantes dans les jardins.

 Le système de rotation des cultures se fait sans aucune recommandation, les jardiniers n’accordent pas un grand intérêt  sur le suivi de la rotation. Ils pratiquent aussi le système de jachère.

Les jardiniers utilisent des intrants agricoles améliorés comme les engrais chimiques, les semences sélectionnées et les pesticides. Quant aux outils de travail, ils sont encore archaïques comme la houe, la daba, la hache, la pelle, etc. Ces équipements sont fabriqués par les forgerons ou achetés aux marchés d’Agadez ou d’Arlit.

 Les principaux ennemis de cultures rencontrés dans les jardins sont résumés dans le Tableau suivant

Principaux ennemis de cultures Nom local de l’ennemi de cultures Cultures attaquées
Acariens Sarass P .dattiers, P. Terre, Tomates
Puceron Tamdamsanat  Curicubutacées, tomate, oignon , etc.
Trips   Pomme de terre, oignons
Chenilles Taouké Tomate, pomme de terre, choux, laitue, oignon
Gommose à phytophtora   Pamplemoussier
Orobranches Azlewane Tomate, pomme de terre
Nemathodes Coutourta Tomate, curcubitacées
Punaises Tanandabe Curcubitacées
Mildou   Pomme de terre, tomate
Oiseaux Igdad Céréales, légumes, fruits
Lièvres temarwart Céréales, légumes
Sauteriaux Alagaume Céréales, légumes
cicadelles Tafartakome Céréales, légumes
Autres insectes   Arbres fruitiers

 c)    Les Techniques de conservation des produits maraîchers

 La conservation des produits agricoles représente une forme de sécurisation alimentaire durant certaines périodes de soudure et permet aussi d’éviter la mévente en constituant des stocks (piments, poivrons, tomate séchée).

 Les méthodes de conservation des produits agricoles utilisées sont très limitées; les jardiniers utilisent une seule technique, notamment la conservation par déshydratation. Elle consiste à dessécher au soleil et à l’air libre les légumes après les avoir découpés en morceaux ou malaxés au mortier.

 Les produits qui sont conservés par cette méthode sont : tomate, feuilles d’oignon, oseille, corchorus sp, courge, gombo, tandis que le piment, le poivron le petit pois, le blé, le maïs, l’orge, le mil et les dattes se sèchent sans aucun traitement préalable.

 Les contraintes liées aux activités maraîchères sont:

 -       Production limitée à cause de la faible disponibilité en eau et des moyens d’exhaure;

-       Problèmes d’érosion hydrique (dégradation des berges des koris ) ;

-       Dégradation de la structure et de la fertilité des sols ;

-       La perte d’eau due à l’évaporation et à l’infiltration ;

-       Problème de maîtrise des systèmes de culture, de densité de culture ;

-       Problème des parasites sur les cultures ;

-       Insuffisance d’organisation et d’encadrement des jardiniers dans la commercialisation, conduisant à une instabilité des produits agricoles sur le marché ;.

-       Insuffisance des techniques de transformation et de conservation des produits maraîchers ;

-       L’exode rural ;

-       Le manque du Service technique de l’agriculture ;

-       Enclavement des zones de production.

 L’élevage

 Il constitue la seconde activité de la population de la commune de Timia. C’est un élevage de type extensif.

 Les espèces animales élevées dans la commune sont : les caprins (27 169), les  ovins (7481), les asins (6953), les camelins (6000) et quelques bovins (147), soit un effectif total de 48 497 têtes correspondants à 14792 UBT.

L’élevage des petits ruminants (caprins) prédomine car ils résistent mieux aux aléas climatiques. Il est pratiqué surtout par les femmes communément appelées bergères. Ces espèces sont des races locales et sont utilisés tout comme les ovins pour la production du lait des fromages, de viandes.

Les camelins sont utilisés pour le transport (trafic caravanier), l’exhaure, la production lait et les loisirs.

Les bovins sont également utilisés pour l’exhaure, la production du lait et de la viande.

Les asins, quant à eux, sont utilisés comme moyen de transport et comme moyen d’exhaure dans l’abreuvement des animaux et des populations.

La dégradation permanente des zones de pâturage dû aux sécheresses qui se sont succédées dans la commune et les dégâts causés par les fauves (chacals) ont entraîné une diminution significative du cheptel.

La situation sanitaire du cheptel reste et demeure préoccupante. Ainsi des nombreuses pathologies ont été constatées. Les plus fréquentes sont : la pasteurellose, le charbon bactéridien et symptomatique, la clavelée/variole, la pleuro pneumonie et les diarrhées. A ces maladies pseudo telluriques s’ajoute le parasitisme interne et externe.

Cependant, notons l’absence de toute structure d’encadrement et prestation de service des éleveurs dans la commune rurale de Timia malgré l’effectif important du cheptel dont dispose la commune.

Au regard de tout ce qui précède, on constate que dans cette commune, le secteur de l’élevage est confronté à des sérieuses difficultés qui nécessitent une attention particulière de la part des intervenants.

Les contraintes auxquelles ce secteur est confronté sont de plusieurs ordres :

-       la dégradation des aires de pâturage due aux érosions éolienne et hydrique se manifestant par une extension des glacis, des dunes et au déboisement abusif à des fins des terres de culture et des bois de chauffe ;

-       l’insuffisance et le maillage des points d’eau existant

-       la fréquence des pathologies animales ;

-       le manque d’approvisionnement de l’unique banque aliments bétail et produits vétérinaires;

-       l’inexistence des structures d’encadrement et de prestation de service des éleveurs.

Malgré, toutes les difficultés évoquées plus haut, le développement du secteur de l’élevage dans la commune rurale de Timia présente d’énormes potentialités pour sa relance :

-       l’importance du potentiel animal, sa diversification et son adaptabilité;

-       l’existence également d’un potentiel herbacé et ligneux favorables à l’élevage.

Le commerce

La commune rurale de Timia ne dispose d’aucun marché, de ce fait, le commerce est peu développé. On en distingue trois types dans la commune:

■ le petit commerce 

C’est une activité interne à la commune, il se limite à la vente des produits de premières nécessités (thé, sucre, pates alimentaires, etc…). Ce commerce est assuré par des commerçants (boutiquiers, tabliers) ; il existe aussi des points des ventes de bois mais au stade informel. D’autres transactions se font, à savoir le commerce des animaux domestiques.

■ Les échanges commerciaux 

Ils s’effectuent avec les marchés des centres urbains voisins à savoir le marché d’Arlit et celui d’Agadez. Ce type de commerce concerne la vente des produits agropastoraux (légumes, fruits, bétail et sous- produits de l’élevage). Les populations se ravitaillent en céréales, produits de première nécessité, etc..

Les moyens de transport utilisés sont soit traditionnels, à savoir les ânes ou les chameaux , soit modernes à travers les camions de la coopérative et les camions des commerçants.

      ■ Le trafic caravanier « Taghlamt » 

            C’est une activité séculaire, qui fut jadis un commerce trans-saharien reliant Tripoli (Libye) et Kano (Nigeria) par son importante piste. Ce trafic prit fin vers les années 1911 à cause de la ligne ferroviaire Lagos – Kano (G.Spitler,1993). Depuis lors ce commerce important se limite à l’axe Aïr-Bilma-Sud Niger et Nord Nigeria.

-             Sur l’axe Aïr-Bilma : Les caravaniers remontent à Bilma au mois de septembre avec leurs chameaux en traversant le désert du Ténéré. Le déplacement des caravaniers y compris le séjour à Bilma dure environ  40 jours. Les transactions commerciales se font sous forme de troc et s’effectuent de la manière suivante : échange du sel des salines de Bilma et des dattes  du Kawar et du Djado contre les produits des jardins (blé, maïs, tomate séchée, oignon, etc.); les produits de l’élevage et les produits du commerce caravanier (mil). Au retour de Bilma les caravaniers se reposent quelques semaines dans l’Aïr.

-              Sur l’axe Aïr-Sud Niger : La caravane part en fin Novembre, vers le Sud du Niger jusqu’au Nigeria . le séjour est de 4 à 7 mois et rentre dans l’Aïr entre Avril et début Juillet. Les caravaniers vendent dans les zones agricoles les sels et les dattes rapportées de Bilma, la recette est consacrée à l’achat des denrées alimentaires surtout le mil et des vêtements.

Il existe aussi une autre forme de caravane qui est celle des ânes « efereqqu »; dans la commune, elle est en voie de disparition, Des petites caravanes d’ânes se rendent vers le Sud (zones agricoles voisines), à partir du mois d’octobre et le déplacement dure quelques semaines. Les échanges se font entre les produits de l’élevage, les denrées alimentaires et les vêtements.

Ce commerce est confronté de nos jours à des multiples problèmes (sécheresses, renforcement des dispositifs douaniers et militaires sur les frontières, réduction des mouvements de la population dans la partie Nord du Niger, concurrence avec des moyens de transport moderne).

L’artisanat

Auparavant, ce sont les forgerons qui s’occupaient de ce métier pour satisfaire la demande locale. Ils travaillent les métaux, le bois, le cuir et les pierres pour produire des articles. Aujourd’hui, compte tenu de l’importance qu’a connu l’activité, bon nombre de gens notamment les femmes s’y sont intéressées. Ces dernières font : de la vannerie, de la poterie, de la spaterie et de la maroquinerie. Les objets fabriqués sont très prisés par les touristes.  Ceci a conduit à la création d’un centre des arts et métiers basé à Abarakan et des boutiques artisanales et des foyers féminins dans certains villages de la commune grâce à l’appui de l’ONG HED/Tamat.

Les principales matières premières sont locales (feuilles de palmier doum, feuilles de palmiers dattiers, Cuir , peaux, pierre  talc, bois d’œuvre,…) ; cependant, d’autres comme les métaux, les  tissus, les colorants, etc. sont importés.

Les contraintes liées à cette activité sont principalement :

-              l’insuffisance d’encadrement technique;

-              l’insuffisance  des débouchés;

-              insuffisance d’appui financier aux  artisans;

Le Tourisme

La commune de Timia constitue un point de passage aux agences de tourisme. L’activité du tourisme procure un revenu non négligeable aux populations de la commune grâce à la vente des articles artisanaux et des relations qu’entretiennent les gens avec les touristes.

Les potentialités touristiques sont considérables mais mal exploitées à causes du manque d’organisation de ce secteur.

Ces potentialités sont entre autres: 

-              Les paysages de la commune;

-              La culture locale;

-              La présence des gravures et peintures rupestres;

-              Les vestiges d’habitation comme Assodey, etc..

-              L’oasis de Timia;

-              Les sources d’eau (la cascade de Timia);

-              Le fort de Timia doté d’un télescope amateur;

-              Le désert du Ténéré avec ses vastes étendues de sable et la présence des multiples vestiges préhistoriques de la période néolithique et des ossements fossilisés;

Il existe aussi une gamme d’espèces d’animaux rares tels quel’Outarde, la Gazelle, le Mouflon, etc.

L’attrait touristique a favorisé aussi le développement des activités artisanales et aussi l’émergence des auberges touristiques dans la commune.

Il existe actuellement au niveau du chef lieu de la commune deux auberges capables d’accueillir une clientèle de classe (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia). Notons aussi la présence de nombreux campings dans la plupart des gros villages.

Les contraintes liées à ce secteur sont :

-              Un manque d’encadrement aux activités touristiques;

-              Une offre touristique peu professionnalisée;

-              une dégradation du potentiel touristique (pillage des objets historiques; disparition de certaines espèces fauniques et floristiques

-              un tourisme saisonnier.

Les activités minières

 Les potentialités minières ne sont pas encore connues; les seules ressources connues sont exploitées de façon artisanale et informelle à savoir : la cassitérite, la colombite, etc…

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Commune de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 17 décembre 2011

forttimia1.jpg

  La commune rurale de Timia fait partie des 265 communes dont 213 sont rurales que compte le  Niger. Elle figure parmi les 5 communes du département d’Arlit (1commune est seulement urbaine). Ces communes ont vu le jour grâce à la promulgation des lois notamment : 

-          la loi 2001 – 023 du 10 Août 2001, portant création des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales ; -          Loi 2002 – 012 du 11 juin 2002, déterminant les principes fondamentaux de la libre administration des régions, départements et communes ; 

-          Loi 2002 – 014 du 11 juin 2002, portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs lieux. Après les élections communales du 24 juillet 2004, l’installation du conseil municipal de la Commune rurale de Timia, les élections du maire et adjoints au maire et des différentes commissions communales, la commune est plus ou moins apte à jouer son rôle dans ce contexte de décentralisation qui constitue un canal institutionnel à la problématique de participation et de responsabilisation des communautés de base par rapport à la gestion des affaires publiques. La commune rurale de Timia est localisée dans la partie Nord du Niger, dans les confins du Massif de l’Aïr. Le chef lieu est  situé à 224 km au Sud-Est d’Arlit et à 220 km au Nord-Est d’Agadez. 

La superficie de la commune est estimée à 32 000 km2 avec une population d’environ 20976 habitants repartie dans dix (10) villages et 25 campements dont 6000 habitants vivent dans le chef lieu. 

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Economie de Timia

Posté par Ousmane Alghoubas le 25 novembre 2011

L’économie de la commune rurale de Timia repose sur le maraîchage, l’élevage, le commerce, l’artisanat et le tourisme. C’est une économie dans laquelle la population utilise encore des moyens d’exploitation traditionnels. 

1. Le maraîchage Les exploitants mettent en valeur les terres marginales (bordures des koris) situées de part et d’autre du lit mineur des koris (réseaux hydrographiques). Les sols sont de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux. La culture irriguée est l’activité principale ; l’irrigation est du type gravitaire utilisant un animal d’exhaure dressé à cet effet ou une motopompe. 

Le niveau statique de l’eau varie selon les sous zones allant de 7 m à 20 m. Les besoins en eau sont de plus en plus grandissant à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées. La maîtrise de l’eau et son utilisation rationnelle s’avèrent une nécessité dans la commune, des études devraient s’appuyer dans ce sens Economie de Timia dans Liens Mohamed-Tassalwat-2afin de trouver un mécanisme dans la mise en place des ouvrages de gestion des eaux de pluies. Certes des ouvrages ont été réalisés dans le cadre de l’aménagement des certains koris vers 1975  par
la GKW ; ces ouvrages ont servi uniquement pour la protection des berges des koris contre les inondations par les eaux de ruissellement des bassins versants durant la saison pluvieuse 

a)    Les cultures pratiquées        Les jardins de la commune sont mis en valeur toute l’année et les cultures sont diversifiées ; il s’agit  par ordre d’importance : des cultures céréalières, des cultures fruitières et des cultures légumières. 

●  Les cultures céréalières  Les plantes cultivées sont : le blé, le maïs, l’orge et le mil. Le blé et l’orge sont surtout cultivés durant la saison froide (décembre à mars), le mil en saison chaude humide, tandis que le maïs n’a pas de période fixe. Les semences sont produites sur place par les jardiniers. La production de ces cultures est destinée à l’autoconsommation et une infime partie est vendue localement. Ce sont des cultures de subsistance, la production couvre difficilement les besoins de la population. 

●  Les cultures fruitières L’arboriculture est très développée dans la commune de Timia, c’est ce qui lui donne la configuration d’une oasis . Timia est réputé pour sa production en  dattes, en agrumes (orange, pamplemousse, mandarine, etc..) et en raisins. 

  Les palmiers dattiers L’introduction de cet arbre fruitier date de longtemps dans la commune. Les palmiers dattiers sont cultivés en association avec les cultures céréalières et légumières. Ils présentent une multitude de variétés. 

La production des palmiers dattiers se fait par les graines ou par des rejets. La récolte des dattes est faite à partir de fin juin à fin Août. Les dattes produites entrent dans la consommation de la famille et sont vendues au niveau local et ailleurs. Les palmes tirées de cet arbre entrent aussi dans la construction des maisons et dans l’artisanat (cordes, vans, nattes, corbeilles, etc..).  

 

 Les agrumes  

Il s’agit des pamplemoussiers, des orangers, des mandariniers et des citronniers. En dehors des citronniers, leur introduction est récente et a été faite vers les années 1975 à travers l’appui du GKW. La production des plants se fait par graines ou par greffage ; les jardiniers maîtrisent la technique de greffage. La culture de ces plantes a pris une grande importance ces dernières années grâce à la valeur économique qu’elle engendre. Ce sont des cultures marchandes par excellence. Les produits (oranges, pamplemousses, mandarines) sont écoulés sur le marché d’Agadez et d’Arlit. 

La cueillette des fruits se fait pour le pamplemoussier d’octobre à décembre, pour le mandarinier en octobre-novembre et l’oranger de novembre à février.  

 

Le Grenadier 

C’est un arbuste fruitier de la méditerranée, il a été introduit par les pèlerins de Timia vers les années 1973. Les fruits sont destinés à la consommation et à la vente. La production des plants se fait par  graines ou par bouturage. La récolte des fruits se fait en deux périodes : de juin à juillet et en décembre.   

La vigne Cette culture a été récemment introduite dans la commune. Il existe deux variétés de vigne : la variété à raisins rouge introduite par des exodants en Algérie vers 1985 et la variété à raisins blancs introduite en 1986 par un coopérant Français. Depuis lors sa culture s’est étendue dans toute la zone. La production des plants se fait soit à partir des graines , soit à partir des boutures. Les fruits sont destinés à la vente et à la consommation. Ils sont récoltés en juin et août pour les deux variétés et aussi en décembre pour la variété rouge. 

Les cultures légumières Les plantes légumières cultivées sont : l’oignon, la tomate, l’ail, le poivron, le piment, la laitue , le choux, l’oseille, le corchorus sp, les curcubitacées, etc …Celles dont la culture est importante sont : l’oignon, la tomate, l’ail et le poivron ; ce sont des cultures marchandes même si une partie sert d’autoconsommation. Les semences sont tantôt produites sur place, tantôt achetées au marché d’Agadez.

 b)    Occupation des cultures dans les sols 

 La répartition des cultures dans l’espace (assolements) dépend du type de culture. Les différentes types de soles rencontrées sont: 

-          la culture pure du maïs, du blé, de tomate, d’oignon, du poivron et du mil. 

-          Les associations de culture comme blé – orge, maïs – plantes légumières, arbres fruitier-plantes céréalières, arbres fruitiers-plantes légumières, entre les arbres fruitiers et les plantes légumières sont courantes dans les jardins. 

Le système de rotation des cultures se fait sans aucune recommandation, les jardiniers n’accordent pas un grand intérêt  sur le suivi de la rotation. Ils pratiquent aussi le système de jachère. Les jardiniers utilisent des intrants agricoles améliorés comme les engrais chimiques, les semences sélectionnées et les pesticides. Quant aux outils de travail, ils sont encore archaïques comme la houe, la daba, la hache, la pelle, etc. Ces équipements sont fabriqués par les forgerons ou achetés au marchés d’Agadez ou d’Arlit. 

 c)    Les Techniques de conservation des produits maraîchers 

 

La conservation des produits agricoles représente une forme de sécurisation alimentaire durant certaines périodes de soudure et permet aussi d’éviter la mévente en constituant des stocks (piments, poivrons, tomate séchée). Les méthodes de conservation des produits agricoles utilisées sont très limitées; les jardiniers utilisent une seule technique, notamment la conservation par déshydratation. Elle consiste à dessécher au soleil et à l’air libre les légumes après les avoir découpés en morceaux ou malaxés au mortier. Les produits qui sont conservés par cette méthode sont : tomate, feuilles d’oignon, oseille, corchorus sp, courge, gombo, tandis que le piment, le poivron le petit pois, le blé, le maïs, l’orge, le mil et les dattes se sèchent sans aucun traitement préalable. 

Les contraintes liées aux activités maraîchères sont: 

 

-       Production limitée à cause de la faible disponibilité en eau et des moyens d’exhaure; 

-       Problèmes d’érosion hydrique (dégradation des berges des koris ) ; 

-       Dégradation de la structure et de la fertilité des sols ; 

 

-       La perte d’eau due à l’évaporation et à l’infiltration ; 

-       Problème de maîtrise des systèmes de culture, de densité de culture ; 

-       Problème des parasites sur les cultures ; 

-       Insuffisance d’organisation et d’encadrement des jardiniers dans la commercialisation, conduisant à une instabilité des produits agricoles sur le marché ;

 -       Insuffisance des techniques de transformation et de conservation des produits maraîchers ; 

 

-       L’exode rural ;

 -       Le manque du Service technique de l’agriculture ; 

-       Enclavement des zones de production. 

2. L’ élevage Il constitue la seconde activité de la population de la commune de Timia. C’est un élevage de type extensif. 

Les espèces animales élevées dans la commune sont : les caprins (27 169), les  ovins (7481), les asins (6953), les camelins (6000) et quelques bovins (147), soit un effectif total de 48 497 têtes correspondants à 14792 UBT. L’élevage des petits ruminants (caprins) prédomine car ils résistent mieux aux aléas climatiques. Il est pratiqué surtout par les femmes communément appelées bergères. Ces espèces sont des races locales et sont utilisés tout comme les ovins pour la production du lait des fromages, de viandes. Les camelins sont utilisés pour le transport (trafic caravanier), l’exhaure, la production lait et les loisirs. Les bovins sont également utilisés pour l’exhaure, la production du lait et de la viande. Les asins, quant à eux, sont utilisés comme moyen de transport et comme moyen d’exhaure dans l’abreuvement des animaux et des populations. 

La dégradation permanente des zones de pâturage dû aux sécheresses qui se sont succédées dans la commune et les dégâts causés par les fauves (chacals) ont entraîné une diminution significative du cheptel. La situation sanitaire du cheptel reste et demeure préoccupante. Ainsi des nombreuses pathologies ont été constatées. Les plus fréquentes sont : la pasteurellose, le charbon bactéridien et symptomatique, la clavelée/variole, la pleuro pneumonie et les diarrhées. A ces maladies pseudo telluriques s’ajoute le parasitisme interne et externe. 

Cependant, notons l’absence de toute structure d’encadrement et prestation de service des éleveurs dans la commune rurale de Timia malgré l’effectif important du cheptel dont dispose la commune. Au regard de tout ce qui précède, on constate que dans cette commune, le secteur de l’élevage est confronté à des sérieuses difficultés qui nécessitent une attention particulière de la part des intervenants. 

Les contraintes auxquelles ce secteur est confronté sont de plusieurs ordres :

 

 -       la dégradation des aires de pâturage due aux érosions éolienne et hydrique se manifestant par une extension des glacis, des dunes et au déboisement abusif à des fins des terres de culture et des bois de chauffe ; 

-       l’insuffisance et le maillage des points d’eau existant 

-       la fréquence des pathologies animales ; 

 

-       le manque d’approvisionnement de l’unique banque aliments bétail et produits vétérinaires; 

-       l’inexistence des structures d’encadrement et de prestation de service des éleveurs. 

Malgré, toutes les difficultés évoquées plus haut, le développement du secteur de l’élevage dans la commune rurale de Timia présente d’énormes potentialités pour sa relance : 

 

-       l’importance du potentiel animal, sa diversification et son adaptabilité; 

-       l’existence également d’un potentiel herbacé et ligneux favorables à l’élevage. 

3. Le commerce  

La commune rurale de Timia ne dispose d’aucun marché, de ce fait, le commerce est peu développé. On en distingue trois types dans la commune:

  ■ le petit commerce   C’est une activité interne à la commune, il se limite à la vente des produits de premières nécessités (thé, sucre, pates alimentaires, etc…). Ce commerce est assuré par des commerçants (boutiquiers, tabliers) ; il existe aussi des points des ventes de bois mais au stade informel. D’autres transactions se font, à savoir le commerce des animaux domestiques. ■ Les échanges commerciaux  Ils s’effectuent avec les marchés des centres urbains voisins à savoir le marché d’Arlit et celui d’Agadez. Ce type de commerce concerne la vente des produits agropastoraux (légumes, fruits, bétail et sous- produits de l’élevage). Les populations se ravitaillent en céréales, produits de première nécessité, etc.. 

Les moyens de transport utilisés sont soit traditionnels, à savoir les ânes ou les chameaux , soit modernes à travers les camions de la coopérative et les camions des commerçants.      

 ■ Le trafic caravanier « Taghlamt »  

            C’est une activité séculaire, qui fut jadis un commerce trans-saharien reliant Tripoli (Libye) et Kano (Nigeria) par son importante piste. Ce trafic prit fin vers les années 1911 à cause de la ligne ferroviaire Lagos – Kano (G.Spitler,1993). Depuis lors ce commerce important se limite à l’axe Aïr-Bilma-Sud Niger et Nord Nigeria. 

 

 -              Sur l’axe Aïr-Bilma : Les caravaniers remontent à Bilma au mois de septembre avec leurs chameaux en traversant le désert du Ténéré. Le déplacement des caravaniers y compris le séjour à Bilma dure environ  40 jours. Les transactions commerciales se font sous forme de troc et s’effectuent de la manière suivante : échange du sel des salines de Bilma et des dattes  du Kawar et du Djado contre les produits des jardins (blé, maïs, tomate séchée, oignon, etc.); les produits de l’élevage et les produits du commerce caravanier (mil). Au retour de Bilma les caravaniers se reposent quelques semaines dans l’Aïr. 

-              Sur l’axe Aïr-Sud Niger : La caravane part en fin Novembre, vers le Sud du Niger jusqu’au Nigeria . le séjour est de 4 à 7 mois et rentre dans l’Aïr entre Avril et début Juillet. Les caravaniers vendent dans les zones agricoles les sels et les dattes rapportées de Bilma, la recette est consacrée à l’achat des denrées alimentaires surtout le mil et des vêtements. Il existe aussi une autre forme de caravane qui est celle des ânes « efereqqu »; dans la commune, elle est en voie de disparition, Des petites caravanes d’ânes se rendent vers le Sud (zones agricoles voisines), à partir du mois d’octobre et le déplacement dure quelques semaines. Les échanges se font entre les produits de l’élevage, les denrées alimentaires et les vêtements. 

Ce commerce est confronté de nos jours à des multiples problèmes (sécheresses, renforcement des dispositifs douaniers et militaires sur les frontières, réduction des mouvements de la population dans la partie Nord du Niger, concurrence avec des moyens de transport moderne). 

 4. L’artisanat  Auparavant, ce sont les forgerons qui s’occupaient de ce métier pour satisfaire la demande locale. Ils travaillent les métaux, le bois, le cuir et les pierres pour produire des articles. Aujourd’hui, compte tenu de l’importance qu’a connu l’activité, bon nombre de gens notamment les femmes s’y sont intéressées. Ces dernières font : de la vannerie, de la poterie, de la spaterie et de la maroquinerie. Les objets fabriqués sont très prisés par les touristes.  Ceci a conduit à la création d’un centre des arts et métiers basé à Abarakan et des boutiques artisanales et des foyers féminins dans certains villages de la commune grâce à l’appui de l’ONG HED/Tamat. 

Les principales matières premières sont locales (feuilles de palmier doum, feuilles de palmiers dattiers, Cuir , peaux, pierre  talc, bois d’œuvre,…) ; cependant, d’autres comme les métaux, les  tissus, les colorants, etc. sont importés. Les contraintes liées à cette activité sont principalement :

 -              l’insuffisance d’encadrement technique;

  -              l’insuffisance  des débouchés; 

-              insuffisance d’appui financier aux  artisans; 5. Le Tourisme 

La commune de Timia constitue un point de passage aux agences de tourisme. L’activité du tourisme procure un revenu non négligeable aux populations de la commune grâce à la vente des articles artisanaux et des relations qu’entretiennent les gens avec les touristes. Les potentialités touristiques sont considérables mais mal exploitées à causes du manque d’organisation de ce secteur. 

Ces potentialités sont entre autres:  

 

-              Les paysages de la commune; 

-              La culture locale; 

-              La présence des gravures et peintures rupestres; 

-              Les vestiges d’habitation comme Assodey, etc.. 

-              L’oasis de Timia;

 -              Les sources d’eau (la cascade de Timia); 

-              Le fort de Timia doté d’un télescope amateur; 

-              Le désert du Ténéré avec ses vastes étendues de sable et la présence des multiples vestiges préhistoriques de la période néolithique et des ossements fossilisés; Il existe aussi une gamme d’espèces d’animaux rares tels que l’Outarde,
la Gazelle, le Mouflon, etc. 

L’attrait touristique a favorisé aussi le développement des activités artisanales et aussi l’émergence des auberges touristiques dans la commune.   Il existe actuellement au niveau du chef lieu de la commune deux auberges capables d’accueillir une clientèle de classe (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia). Notons aussi la présence de nombreux campings dans la plupart des gros villages. Les contraintes liées à ce secteur sont :

 

 -              Un manque d’encadrement aux activités touristiques;

 -              Une offre touristique peu professionnalisée; 

-              une dégradation du potentiel touristique (pillage des objets historiques; disparition de certaines espèces fauniques et floristiques 

-              un tourisme saisonnier. 

 

6. Les activités minières Les potentialités minières ne sont pas encore connues; les seules ressources connues sont exploitées de façon artisanale et informelle à savoir : la cassitérite, la colombite, etc… 

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Caractéristiques socio économiques

Posté par Ousmane Alghoubas le 22 décembre 2010

Jeune fille de Timia  La commune de Timia, compte tenue de son étendue a été subdivisée en quatre sous zones par le conseil communal en tenant compte des critères de rapprochement des villages et campements, sur la cohésion sociale et les caractéristiques agro écologiques des sous zones. Ce zonage se présente comme suit : deux sous zones pastorales occupants les parties extrêmes Est et Ouest de
la Commune et deux sous zones agropastorales au centre de la commune. Les chefs lieux des ces sous zones sont : 

-          Naballow : sous zone Est (sous zone pastorale) ;

 -          Timia : sous zone centre Est (sous zone agropastorale) ; 

-          Tefarawt : sous zone centre Ouest (sous zone agropastorale) ; 

-          Tewat : sous zone Ouest (sous zone pastorale). 

La population de la commune n’est pas uniformément repartie au niveau des sous zones ; 69% de l’effectif vit dans les sous zone agropastorale avec un fort taux de sédentarisation dû aux pratiques maraîchères et  31% en sous zones pastorales avec un faible taux de sédentarisation dû à la mobilité des éleveurs. 

Sur la base des données du diagnostic par sous zone en 2006, la population de la commune est estimée  à 19192 habitants repartis dans 3 496 familles (ménages). L’extrapolation de cette population à travers la taux de croît du département d’Arlit (2,8%) dont relève la commune est estimée à 22575 hbts en 2010. La répartition de la population par sous zone et par tranche d’âge est consignée dans le tableau suivant : 

Mouvements migratoires 

Les mouvements migratoires sont limités à l’exode rural qui est très développé  dans la commune rurale de Timia. Chaque ménage un  nombre important des jeunes partent vers les pays limitrophes (Nigéria, Libye, Algérie) à la recherche d’emploi pour le bien être familial. 

La situation des secteurs sociaux 

 Education 

Sur le plan scolaire, le diagnostic participatif a révélé que la commune dispose  actuellement de 13 écoles primaires traditionnelles,1 collège d’enseignement général nouvellement créé, une école maternelle, et deux (2) écoles franco-arabes. 

Du point de vue infrastructures, ces écoles totalisent 49 classes dont 45 en dur, 3 en semi dur et 1 en banco. 

Les effectifs au niveau de ces écoles se chiffrent à la rentrée 2009-2010 à 808 élèves dont 40% des filles et 60% garçons. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) au niveau de la commune en 2009, est de 35,71%. 

Pour l’encadrement de ces écoles l’effectif des enseignants disponibles à la rentrée 2009-2010 se chiffre à 38 enseignants toutes catégories confondues soit un ratio d’un enseignant pour 21 élèves. 76% des enseignants sont des contractuels et 14% seulement sont des enseignants titulaires. 

Au niveau secondaire cet effectif est de 138 élèves pour 10 professeurs soit un ratio moyen de 14 élèves par professeur. 

Sur le plan éduction non formelle la commune compte actuellement 7 centres d’alphabétisation des adultes.                                                        

Santé 

Sur le plan sanitaire, la commune rurale de Timia dispose de 3 CSI de type I (Abarakane, Tefarawt et Tewat), de 1 CSI de type I (Timia) et d’une maternité (Timia). Elle dispose également de 10 cases de santé dont en chantier et 5 fonctionnelles. Les structures de gestion au niveau communale sont les COGES. 

En termes du personnel, la commune n’a pas de médecin; les CSI disposent de 6 infirmiers  et de 2 sages femmes ; quant aux cases fonctionnelles, elles disposent chacune d’un agent de santé communautaire. La superficie des aires de santé des différentes formations sanitaires de la commune se chiffre à 20000 km2 pour une population couverte estimée à 19 984 hbts. Les pathologies les plus fréquentes dans la commune rurale de Timia pour la période 2006-2008 sont : les affections respiratoires, les ORL, les affections diarrhéiques, dermatologiques,  ophtalmologiques, digestives, bucco-dentaires, gynécologiques, les traumatismes (blessures, plaies+brûlures) et le paludisme.   

Sur le plan pharmaceutique, la commune ne dispose pas de pharmacie populaire, mais des dépôts assurent la disponibilité des médicaments au niveau des centres médicaux. 

Le taux de couverture sanitaire de la commune est de 72 % en 2009. 

Sur le plan hygiène et assainissement, la situation de la commune en général laisse à désirer et est plus  critique au niveau des gros villages en particulier le chef lieu. Aucun système d’assainissement, ou d’évacuation des eaux n’existe. L’habitat est de type traditionnel, avec des constructions faites sans tenir compte de certaines normes  et sans aucun plan d’urbanisation. 

Hydraulique 

En matière d’infrastructures hydrauliques,
la Commune ne  dispose ni de mini adduction d’eau potable, ni d’adduction d’eau potable (AEP) ou forages. Les seules infrastructures hydrauliques disponibles sont 129 puits toute catégorie dont 22 puits villageois, 90 puits pastoraux en matériaux définitifs et 17 traditionnels. Parmi les puits villageois, 18 puits villageois sont équipés en pompes à motricité humaine. La gestion communautaire de ces ouvrages est assurée pour la plupart par des comités de gestion des points d’eau. 
Ces infrastructures assurent aux populations de la commune une couverture en eau de 14% en zone pastorale et 66,90% dans les villages. 

Les activités économiques 

 Le maraîchage 

La culture irriguée est l’activité principale des populations de la commune rurale de Timia.L’irrigation est du type gravitaire utilisant un animal d’exhaure dressé à cet effet ou une motopompe. Le niveau statique de la nappe varie de 7 m à 20 m selon les sous zones. Les besoins en eau sont de plus en plus grandissants à cause du poids démographique de la population, de l’augmentation des exploitations et des superficies cultivées. La mise en œuvre des techniques de maîtrise de l’eau et de son utilisation rationnelle s’avèrent nécessaires à entreprendre au niveau  de la commune. 

Pour les terres, les exploitants mettent en valeur les terres marginales situées de part et d’autre du lit mineur des koris (réseaux hydrographiques). Les sols sont de type alluvial sablo-limoneux ou limono-argileux. Les principaux modes d’accès à la terre sont : l’héritage, l’achat, le prêt et la location. Les outils les plus fréquemment utilisés sont rudimentaires (la houe ou la daba). 

La mise en valeur des  exploitations se fait tout le long de l’année et les spéculations sont entre autres : les cultures céréalières (maïs, blé, orge), les cultures fruitières (dattiers, agrumes, vignes, etc …) et les cultures légumières (laitues, choux, carottes,  oignon, tomate,  aïl,  etc…). 

Elevage 

L’élevage constitue la seconde activité de la population de la commune de Timia. C’est un élevage de type extensif. Les espèces animales d’élevage dans la commune sont les caprins, les ovins, les asins, les camelins et quelques bovins. L’élevage des petits ruminants (caprins) prédomine car ils résistent mieux aux aléas climatiques et est pratiqué surtout par les femmes communément appelées bergères. La réactualisation de l’effectif du cheptel de 2006 qui se chiffrait à 47 750 têtes soit 14 792 UBT par application du taux de croît pour chaque espèce donne pour la commune, un effectif de 31784 têtes soit 16333 UBT en 2010.(Taux de croît /espèce : camelin= 1,5%; Bovin= 6 %; Asin= 2%; Ovin= 3,5 %; Caprins= 4 %; Equins=1UBT, Taux de conversion en UBT : camelin= 1 UBT; Bovin= 0,8 UBT; Asin= 0,5 UBT; Ovin= 0,15 UBT; Caprins= 0,15). 

Les zones de pâturage sont les plaines, les vallées, les flancs des montagnes dont les pâturages sont constituées des espèces ligneuses (Acacia sp, salvadora persica, Maerua crassifolia…) et herbacées (Schouwia thebeica, Panicum turgidum, etc.). 

Les épizooties dont fréquentes sont : la pasteurellose, le charbon bactéridien et symptomatique, la clavelée/variole, la pleuro pneumonie et les diarrhées. A ces maladies pseudo telluriques s’ajoute le parasitisme interne et externe, et les effets néfastes de l’ingestion des chenilles provoquant de nombreux avortements chez les femelles surtout camélines. 

Malgré cette situation sanitaire préoccupante pour les nombreuses maladies, la commune ne dispose d’aucune structure d’encadrement et de prestation vétérinaires.    

Artisanat 

Longtemps considéré comme une activité réservée aux forgerons (inadan en Tamasheq), l’artisanat a beaucoup évolué avec l’avènement du tourisme pour toucher bon nombre d’autres catégories sociales. C’est pourquoi on préfère aujourd’hui le terme d’inamajalan (artisan) à celui d’inadan. 

Ainsi des hommes et des femmes s’y sont intéressées qui pour fabriquer les articles au niveau des foyers artisanaux crées, qui pour les acheter auprès des fabricants afin de les revendre parfois même en Europe pour tirer profit. Les produits artisanaux de la commune proviennent de la vannerie, de la sparterie et de la maroquinerie

Commerce 

Sur le territoire de la commune, les activités commerciales se limite au petit commerce à travers la vente des produits de première nécessité (céréales, thé, sucre ; huile…). Cette activité est assurée par un nombre assez important des boutiquiers, quelques vendeurs ambulants, étalagistes. Il existe aussi des points de vente de bois mais au stade informel. 

Pour le bétail, on peut noter l’existence de quelques petites transactions avec les bouchers de la place. La commune ne dispose pas de marché. Les échanges commerciaux se déroulent surtout avec les marchés d’Agadez, d’Arlit et de Tabelot.. 

Tourisme et Hôtellerie 

La commune rurale de Timia reste et demeure pour beaucoup d’agences de voyage le point de passage des excursions touristiques. En plus d’importants vestiges et gravures rupestres, il existe aussi une gamme d’espèces d’animaux rares tels que l’outarde, la gazelle, le mouflon, etc.   

Cette attirance touristique pour la zone favorise le développement des activités artisanales et l’émergence de nombreuses infrastructures touristiques. Parmi ces infrastructures, la commune dispose, au niveau de son chef lieu, de deux auberges (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia) et de trois campings dont l’un se trouve au village d’Abarakane. 

 Caractéristiques institutionnelles 

 Les performances de la commune 

  Le conseil municipal

Le premier conseil municipal de la commune a été installé en 2004 avec l’élection du maire. Le conseil municipal est constitué de 11 membres élus dont deux (2) femmes et un (1) membre de droit (le chef du village de Timia).  L’exécutif est assuré par le maire et ses deux adjoints. 

Le conseil a installé trois commissions spécialisées à savoir : 

-          la commission affaires économiques et financières ; 

-          la commission du développement rural, de l’environnement, du tourisme et de l’artisanat ; -          la commission des affaires sociales, culturelles, institutionnelles et de coopération. 

  Le personnel : 

Le personnel de la commune se compose d’un secrétaire général, d’un agent d’Etat civil (temporaire), d’un receveur municipal partagé avec la commune d’Iférouane. Les collecteurs de taxes de marché et les chefs des villages collecteurs d’impôts sont également considérés comme auxiliaires de l’administration communale et jouent un rôle important dans la mobilisation des ressources financières internes de la commune. La mairie dispose aussi d’un chauffeur. 

 Le budget : 

La commune dispose d’un budget qui est arrêté et adopté chaque année par le conseil municipal. Ce budget se compose de 55% en fonctionnement et 45% en investissement. 

En outre, la commune possède un véhicule et un bureau. Les sessions ordinaires sont tenues régulièrement avec un taux variant suivant les années entre 72 à 90%. 

 

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Mission Alimentaire dans l’Aïr en 2007

Posté par Ousmane Alghoubas le 31 décembre 2007

Il 16 gennaio finalmente la missione è partita dalla base nigerina di SVS ad Agadez (1)
I giorni precedenti erano stati di fermento per gli accordi da prendere e per i preparativi di viaggio.
Marina e Paola, nella veste di rappresentanti di Planete, hanno trovato l’appoggio tecnico e morale indispensabile a concretizzare il progetto che, dopo l’acquisto estivo dei viveri, aspettava da tempo di realizzarsi e hanno definito con SVS un vantaggioso trattamento economico per i servizi necessari alla distribuzione: 5 macchine fuoristrada e tante robuste braccia per aiutare.
La fiducia data a Piero Ravà per la scelta dell’itinerario è stata pienamente ripagata perché il percorso ci ha offerto incontri realmente significativi e la sensazione di arrivare direttamente su un obbiettivo autentico, là dove le grandi organizzazioni non sono mai arrivate.

A Tessalwet (sobborgo di Timia) (2) abbiamo recuperato il materiale immagazzinato durante l’estate presso lo “chef de village”.
Lasciando 300Kg di miglio come ringraziamento e 36 magliette Planete in regalo ai bambini siamo finalmente partiti per il Nord diretti a Kogo dove nomadizzano diversi gruppi nomadi. Trasportavamo 3 tonnellate e 800 kg di miglio, 100 kg di zucchero, 36 litri d’olio, 5kg di the e 100 kg di tourtò (ciò che resta dalla spremitura delle arachidi) alimento consigliato per l’alimentazione dei bambini.

Lungo il tragitto ci siamo fermati al dispensario di Tchin Toulous (3): un giovane infermiere,sveglio e appassionato ci ragguaglia su una situazione certo non rosea: un progetto alimentare della Croce Rossa finirà senza tanti complimenti a marzo; si respira una triste aria di abbandono, tanto più spiacevole per un ragazzo che mette la passione nel suo lavoro, e per di più una giovane tuaregh ha da poco partorito un bimbo e al parto è seguita un’imponente emorragia.
Non è difficile per noi decidere di lasciare due sacchi di miglio e una tanica d’olio e provvedere, con 100 euro, ad organizzare il trasporto di questa puerpera con sua mamma e il bambino in ambulanza fino ad Arlit: difficile invece dimenticare il suo sguardo riconoscente e smarrito!

A Kogo (4), in un’atmosfera di perfetta amicizia, consolidata da tanti anni di frequentazione con Piero e Marina, abbiamo lasciato 1300 kg di miglio e 15 litri d’olio. Mezza giornata è bastata per richiamare con il solito misterioso efficace tam-tam africano i rappresentanti dei diversi “campements” disseminati nei dintorni ai quali volevamo far arrivare il nostro aiuto. Una pacifica distribuzione ha concluso il nostro intervento. Caricato a dorso di cammello il miglio è arrivato a destinazione.

Ci aspetta ora la seconda parte dell’operazione che, costeggiando la Bordure Est dell’altopiano dell’Air dirige a Sud. I giorni che seguono ci offrono incontri di grande sensazione. Girovagando tra Chirrozerine (5), Bichnau (6) e Tafidet (7), raggiungiamo posti davvero sperduti dove distribuiamo aiuti alimentari a piene mani.
Due fra tutti gli incontri più toccanti: due ragazzini soli in un “campement” davvero poverissimo, lo stupore e la gioia di un regalo inaspettato dipinte negli occhi e poi una giovane donna, vedova, al campo, sola, con due ragazzine pronta a sgozzare una capra per ricambiare i nostri regali con un invito degno di un regalo “miracoloso”.

Tanti altri sono stati gli incontri che sfumano nella memoria ma lasciano nitida
la sensazione di aver fatto qualcosa di utile.
Un grazie particolare agli amici nigerini che ci hanno accompagnato e aiutato e che, interpreti della lingua tuaregh, ci hanno permesso di cogliere sottili sensazioni che sarebbero andate altrimenti perse.
Il 22 gennaio rientriamo ad Agadez, pienamente soddisfatti, avendo distribuito tutto quello che potevamo, e con il proposito di ripetere l’esperienza.

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Timia la plus jolie oasis du Sahara Nigérien

Posté par Ousmane Alghoubas le 17 décembre 2007

Une expédition dans l’Aïr, en direction de Timia

A 220 km d’Agadez, l’oasis de Timia est un incroyable point de verdure et de fraîcheur au milieu d’un décor volcanique et désolé.

Après s’être baignés dans l’eau (trop) froide de la cascade d’Aguelman, les voyageurs se dirigent vers le village en banco de Timia. Installés le long de l’oued, les jardiniers Touaregs de Timia pratiquent les cultures maraîchères et récoltent les fruits des orangers, des pamplemoussiers, des grenadiers et, pour l’anecdote, de quelques vignes. Les jardins irrigués en permanence produisent des légumes et des céréales que l’on retrouvera sur les marchés au delà des frontières.

Pour le trajet de retour vers Agadez, l’expédition suit un itinéraire différent, en passant par Aouderas. Comme à l’aller, la piste difficile longe un oued, entre deux monts de l’Aïr.

Les voyageurs ont la surprise de trouver une épicerie de brousse isolée. Sur les rayonnages, des articles rares en brousse : sandales, piles, cosmétiques du Nigeria… C’est l’occasion de reconstituer les réserves de thé.

En approchant d’Agadez, la piste devient plus rapide. En arrivant en ville, les membres de l’expédition se rendent compte à quel point ils sont poussiéreux, épuisés et satisfaits de leur périple.

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